RENCONTRE AVEC ‘DAVINA DELOR’ (La Magie de la Prière)

RENCONTRE AVEC LA VENERABLE

Gelongma Davina Gelek Drölkar (Davina Delor)

16.03.2018

En prière

L’opportunité était à saisir et comme je n’aime pas rater les occasions (car qui sait quand « tout » finira ?) je n’allais pas rater celle de m’entretenir avec une Vénérable. Certes, son ancienne vie est très connue, mais en tant que bouddhiste, je souhaitais parler à la bouddhiste qu’elle est. Bonne lecture !

Ma recension de La Magie de la Prière est là : Davina Delor – La magie de la prière : Trouver du réconfort, s’épanouir et créer un monde meilleur

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Bonjour Vénérable et bienvenue sur Livres Bouddhistes ! Je vous remercie du fond du cœur pour avoir accepter cet entretien ! Il y a également deux livres dont il faut discuter : La Magie de la Prière et Le Bonheur selon Bouddha. Cependant, pardonnez-moi Vénérable, mais j’ai découvert il n’y a pas très longtemps que vous aviez quitté l’univers mondain pour celui du Dharma, et vous ne l’avez pas fait de manière superficielle, mais profondément, car vous vous êtes engagée dans la Voie du Bouddha auprès de la tradition tibétaine : parlez-nous justement de votre tradition bouddhique s’il-vous-plaît. En quoi est-elle spécifique ? En Asie il y a de multiples traditions bouddhiques, alors pourquoi avoir choisi l’une de celles des tibétains ? Il existe tant de traditions dans le Dharma du Bouddha !

Parmi les différentes obédiences du bouddhisme tibétain, l’ordre des Gelugpas est celle qui a retenu mon choix par son engagement monastique voué à l’étude intensive, la pratique méditative et le célibat. C’est de cette manière que je conçois la prise et le respect des vœux d’ordination. Par ailleurs, le bouddhisme tibétain, à un certain niveau, se rapproche beaucoup des pratiques yogiques auxquelles ma mère m’a initiée durant ma jeunesse par l’intermédiaire de la lignée du Kriya Yoga de Paramahamsa Yogananda. Et puis il y a eu une rencontre déterminante avec Sa Sainteté le Dalaï Lama et un déroulement d’opportunités favorables au contact d’autres maîtres tibétains qui m’ont ouvert la voie. Je suis également très proche du bouddhisme vietnamien par affinité avec ce peuple et une très belle connexion avec l’une de ses Vénérables Maîtres, Ni Su Dam Haï qui dirige deux pagodes, à Grenoble et près de Bonneville.

On vous connaît notamment du fait de la télévision, avec la fameuse Gym Tonic. J’ai été touché par ce que vous dévoiliez de votre vie passée dans les deux livres en ma possession, et cela permet aux lecteurs de comprendre que forcément, le Dharma du Bouddha entre en résonance avec les vies de chacun, car personne n’est épargné par la peine, la souffrance, les chagrins. Vous n’avez pas été épargnée par les malheurs et douleurs. J’invite les lecteurs à lire les deux ouvrages recensionnés par mes soins sur Livres Bouddhistes : Le Bonheur selon Bouddha et La Magie de la Prière, où vous abordez cette vie. Cependant, plutôt que de parler de la femme que vous avez été, je souhaiterai plutôt aborder la religieuse que vous êtes aujourd’hui. Quel bonheur avez-vous de vivre votre vie ainsi, portant les robes monacales ? Est-ce un bonheur que chacun peut connaître en devenant nonne ou moine ?

Je n’ai eu aucune peine à délaisser mes vêtements laïques pour la robe monastique, c’est au contraire une grande joie et un honneur pour moi de porter la robe du Bouddha, qui sans cesse me rappelle cet engagement spirituel profond que j’ai toujours souhaité (enfant, je voulais être religieuse catholique). Je crois que chaque personne a sa propre motivation en intégrant une voie religieuse, la mienne est de pouvoir consacrer ma vie à la prière, la méditation, l’étude et le service. Avoir cette liberté d’expression est, en ce qui me concerne, le véritable bonheur.

Êtes-vous nostalgique de votre passé ? J’imagine que si vous êtes passée des lumières de la célébrité à la pénombre de la vie religieuse c’est que c’est mieux aujourd’hui qu’avant. Dans ce cas : qu’est-ce que vous ne regrettez pas de votre passé ?

Toutefois, on peut constater que vous menez de multiples activités liées au bien-être, à la santé, donc vous avez gardé un pied dans l’univers mondain.

Je n’éprouve aucune nostalgie pour le passé, cela ne fait pas partie de mon caractère, je regarde la vie au présent en avançant du mieux que je peux. Je voudrais renverser vos propos en disant qu’en faisant évoluer ma vie dans ce sens, je suis passée de la lumière clinquante et illusoire de la célébrité à la claire lumière pure et simple de la vie spirituelle engagée. Je n’ai donc aucun regret.

Ma devise est « En dehors du monde et dans le monde » parce qu’il me semble nécessaire d’être au contact de tout ce qui existe pour comprendre le sens de notre présence sur cette terre, pour pouvoir nous améliorer et participer activement à l’aventure humaine.

Est-ce qu’une nonne, un moine bouddhiste doit vivre en ermite, ou bien doivent-ils agir dans le monde ?

Chacun suit sa voie selon ses aspirations et ses capacités. Ermite ou actif dans le monde ne sont que des moyens d’agir, ce qui compte c’est l’état d’esprit dans lequel on fait les choses. Le reste n’est que surface.

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Qu’est-ce que l’entité Chökhor Ling ? Un monastère, mais comment est-il organisé, qui fait quoi, et qu’y fait-on ? On peut également le découvrir sur le site : http://www.chokhorling.com

Chökhor Ling est tout à la fois un monastère et un ermitage. Nous sommes cinq moniales attachées à ce temple bouddhiste dont deux co-fondatrices responsables du monastère (une nonne et moi-même) et trois autres moniales. Le lieu n’est ouvert au public que lors des journées d’enseignements et des retraites de week-end ou des événements particuliers. Le reste du temps est consacré à la prière, la méditation et l’étude.

Qu’est-ce que la religion bouddhiste ? Qu’en comprenez-vous, qu’en saisissez-vous, qu’en pratiquez-vous, en votre for intérieur ?

Le bouddhisme est une religion pour les personnes engagées en ce sens et une philosophie de vie pour les personnes laïques. Sa Sainteté le Dalaï Lama donne une définition que j’apprécie tout particulièrement : « Ma religion c’est la bienveillance, la compassion, la paix ». C’est de cette manière que j’entends le sens de la religion, pas autrement. La pratique est celle d’un comportement sincère bénéfique aux autres autant qu’à soi-même.

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Êtes-vous une « professionnelle du Dharma » comme on peut dire que vous êtes une professionnelle de la santé, du yoga, du Qi Qong ? Je suis épaté par l’énergie folle que vous avez et ce depuis… toujours !?

Le Dharma du Bouddha est une voie, pas une profession, on n’est pas un employé du Dharma pas plus que l’on n’en est le dirigeant. C’est le chemin de tous ceux qui acceptent de se remettre en question pour sortir des marécages de l’ignorance et avancer sur une route débroussaillée en maintenant la vision claire. La voie est si belle que l’énergie se renouvelle d’elle-même.

Vos activités liées à la santé sont nombreuses et cela me fait penser que notre société va tellement mal, est tellement malade, qu’il faut tout guérir : le corps, les émotions, le psychique, le spirituel. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

Les causes de malaises et de maladies sont multi-factorielles et l’on ne peut séparer le corps de l’esprit, l’un agissant sur l’autre. Les soins médicaux sont nécessaires conjointement aux soins de l’âme, l’un ne va également pas sans l’autre lorsque c’est nécessaire. Cependant, le bien-être durable provient du bien-être intérieur, nous sommes notre propre thérapeute ou notre propre destructeur, le remède est dans le cœur.

La méditation, comme le Yoga, relient le corps à l’esprit et ils n’ont jamais été séparés : quelle est l’activité selon Vénérable, qui permet le mieux cette connexion ? Quel exercice ?

Une variété incroyable d’exercices permettent au corps/esprit de s’épanouir tant sur le plan de la santé physique que spirituelle. Le yoga du corps doit toujours être relié au yoga de l’esprit.

Que signifient s’il-vous-plaît les termes accompagnant votre prénom dans votre nom du Dharma : Gelongma ‘Davina’ Gelek Drölkar ?

Gelongma signifie avoir acquis la pleine ordination qui consiste en l’ordonnance de 364 vœux à respecter. Gelek Drölkar est le nom qui m’a été donné au Tibet par mon Maître d’ordination Son Eminence Jangtse Choeje Gosok Rinpoché, et qui signifie Tara Blanche.

Décrivez-nous votre journée de nonne !

Ma journée de nonne est composée de prières, de méditation et d’étude des textes anciens. Le reste du temps, j’écris des livres et prépare les enseignements que je dois transmettre. Je donne également des cours et guide des ateliers de yoga et de méditation.

Parlons de la Magie de la Prière s’il-vous-plaît. Je dois vous confier que vous m’avez réconcilié avec la prière et que j’ai trouvé du réconfort à lire celles que vous offrez dans cet ouvrage. Je vais me remettre à prier. Mais qu’est-ce que la prière ? La vie en soi n’est-elle que prière, même si on peut se le cacher ?

La prière est cet instant privilégié où il est possible d’entrer en relation avec le meilleur de soi-même, sa lumière intérieure, son guide secret. La vie elle-même devient une prière si l’on sait offrir cette part de soi qui prie avec sincérité et humilité, au service de tout ce qui est. La prière est abnégation, grandeur de l’être réel, beauté incomparable. La pratique au quotidien permet de se réconcilier avec l’autre part de soi pas toujours si belle mais qui ne demande au fond qu’à s’améliorer.

Comment écrit-on un tel livre de prières ? On se met à la place de qui ? On s’adresse à qui ? Ce n’est pas un livre de prières bouddhistes, mais bien un livre laïc et universel ? Ne faut-il pas déjà être toute entièrement plongée dans la pratique de la prière ?

Écrire c’est communier avec la créativité qui est en soi, c’est la laisser se libérer pour mieux la partager. On ne se met à la place de personne parce que notre individualité fait partie de l’ensemble, de l’universalité. L’inspiration c’est la voix de l’univers qui chuchote à l’oreille de l’individuel. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il suffit d’écouter. C’est pour cela que la prière ne doit pas être enfermée dans un courant spirituel plus que dans un autre. La vérité est sans titre et sans appartenance. La prière est le cœur du monde qui s’ouvre à la portée de tout le monde, sans dogmes et sans limitations.

Le sous-titre du livre est celui-ci : « Trouver du réconfort, s’épanouir et créer un monde meilleur » : c’est une ambition de bodhisattva ! Mais c’est très beau, et c’était l’objectif en écrivant cet ouvrage ? D’ailleurs, combien de temps cela -t-il pris pour écrire ces prières ?

Cela a pris le temps de toute ma vie dont j’ai fait la synthèse dans la limite d’une année passée à écrire ce livre.

Quelle est votre prière favorite ? Celle qui vous transporte, vous emplit de force et de joie ?

La prière qui me transporte le plus est celle qui me relie à l’énergie universelle, l’absolu, le grand tout, le vide et le plein en union. Alors une indicible joie apparaît.

Coquelicot

Quel « aliment » nourrit vos prières ?

Ce qui alimente mes prières est l’amour inconditionnel.

Qu’est-ce que l’Énergie Universelle, Vénérable ? J’ai bien mon idée, mais j’aimerai avoir la votre.

L’énergie universelle est le principe de vie à l’état pur tant dans son système de création que dans sa vacuité, la vie n’a ni début ni fin.

Il y a dans ce livre « 50 prières laïques et universelles » : c’est un choix éditorial ? Ce livre était-il une commande ou un souhait de votre part ?

Ce sont les éditions Leduc.s qui m’ont demandé d’écrire un livre sur la prière.

Dans La Magie de la Prière se trouvent aussi quantité de dessins de qualité (39) : comment s’est opérée la coopération avec l’artiste ? Les choix ? Est-ce une bouddhiste qui a dessiné ?

Marianne Faure-Desforges est une artiste peintre avec laquelle j’ai bien apprécié de travailler. Elle m’a proposé des illustrations qui m’ont beaucoup inspirée et je lui ai soumis des textes qui lui ont suggéré des figurations. Elle n’est pas bouddhiste.

Les contes méditatifs sont des histoires allégoriques que chacun peut rapporter à son propre comportement et dont le sens caché est à découvrir et à faire évoluer. Il faut les réfléchir, les méditer, se les approprier pour en tirer la quintessence.

Avec La Magie de la Prière, on trouve également un CD durant 57 minutes où se trouvent 9 prières guidées mises en musique : dans quel but cela a-t-il été ajouté au livre ? C’est pour les timides ou solitaires comme moi, afin de les aider à la prière ?

Je travaille beaucoup avec la musique et notamment avec celle du musicien Stephen Sicard. Ses mélodies me touchent et me parlent, c’est pourquoi j’ai pensé aider les gens à apprécier le fait de prier avec l’aide de la parole musicale.

Quelle est la prière qui vous plaît le plus dans La Magie de la Prière ?

Ma prière préférée est Tong Len (page 246) parce que pour moi personnellement, cette prière représente le véritable sens de l’acte de prier.

Y’aura-t-il une suite à La Magie de la Prière ?

Une suite à ce livre ? Je ne projette pas de volonté quelconque sur demain, il en sera comme cela doit être.

Qu’est-ce que « Le service silencieux de Chökhor Ling », qu’il me dirait de venir pratiquer avec vous, désormais que j’ai lu La Magie de la Prière ?

Le Service Silencieux ouvert à Chökhor Ling est un temps quotidien réservé à la prière pour les malades et pour les morts. C’est un temps personnel de silence effectué chaque jour individuellement ou collectivement suivant les occasions.

Vous partez des Quatre Nobles Vérités énoncées par Bouddha Shakyamuni pour donner un squelette au livre Le Bonheur selon Bouddha : plus que jamais, il semble nécessaire qu’elles soient connu de tous n’est-ce pas ?

Les Quatre Nobles Vérités donnent tout le sens à l’effort à faire pour sortir de la souffrance. Oui, tout le monde devrait pouvoir en avoir connaissance mais pour bien en comprendre le sens il faut des explications claires.

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Sur une photo du site de Chökhor Ling, on voit une séance de méditation en groupe, et il y a largement plus de femmes que d’hommes ! Les attirez-vous, ou le Bouddhadharma attire-t-il naturellement plus les femmes laïques ?

Femmes ou hommes nous sommes tous égaux spirituellement dans le sens où nous avons tous besoin de nous appliquer à faire évoluer nos consciences.

Vous possédez un réel talent pour écrire : depuis quand écrivez-vous ? Combien de livres avez-vous publié à ce jour ? De quoi parlera le prochain ?

J’ai écrit une dizaine de livres publiés à ce jour. Le prochain est en cours mais je n’en dévoile pas le sujet.

Vous avez créé « une forme de yoga comportementaliste reposant sur les principes philosophiques du bouddhisme » : en quoi cela consiste-t-il ?

Le « Yoga des Douze Bonheurs » que j’ai créé consiste à utiliser l’art postural du yoga immobile ou en mouvements chorégraphiques, dans le but de l’identifier à nos comportements dans la vie quotidienne. Ainsi, chaque posture est reliée à une qualité qui rend la vie heureuse si on l’intègre à son comportement. Une manière de se débarrasser de ses défauts et autres tendances nuisibles et de goûter le bonheur de devenir meilleur.

Revenons au Dharma : à qui pensez-vous si je vous dis femmes bouddhistes célèbres ? Quelles nonnes célèbres ou laïques célèbres admirez-vous ?

Parmi les femmes bouddhistes « célèbres » je retiens particulièrement Ani Chöying Drolma, nonne bouddhiste engagée au soutien de la cause des petites et jeunes filles Tibétaines menacées par la violence des hommes. Sa voix exceptionnelle lui permet de se produire en concert de chants sacrés à travers le monde et de récolter des fonds pour sa noble cause. Une autre nonne, Pema Chödrön, est connue pour ses ouvrages remarquables traitant des enseignements du Bouddha. Enfin la Vénérable Jetsunma Tenzin Pamo qui, après avoir passé 12 ans de retraite solitaire dans une grotte au Tibet est revenue pour œuvrer dans le monde. Également Ayya Khema, autre nonne un peu moins connue mais tout aussi remarquable par sa vie, son œuvre, son exemple parfait.

Je suis tout à fait d’accord avec cette phrase du site de Chökhor Ling : « Il y a un moment dans la vie où l’on découvre au fond de son cœur quelque chose que l’on va mettre au service des autres ». Pour moi, le Dharma doit servir aux autres, l’on doit se mettre de tout son être au service des autres, on ne peut pas passer sa vie de bouddhiste assis sur son coussin… Il y a bien trop de souffrances dans le monde. On ne peut sauver tout le monde, mais « ce que vous ferez est dérisoire, cependant il est important de le faire », disait Gandhi. Êtes-vous engagée pour l’humain, est-ce une décision, ou naturel pour vous d’aider autrui ?

Engager sa personne et ses ressources au service de l’humanité est en ce qui me concerne tout à fait naturel, cela va de soi. Le partage est inscrit dans nos gènes d’être humain, la nature nous le montre en nous faisant vivre dans la société, c’est au contact des autres que nous pouvons le mieux nous épanouir et évoluer. Un diamant brut révèle son éclat après son polissage, de la même manière, c’est en nous confrontant au monde que nous levons les voiles de nos imperfections, laissant apparaître toute notre lumière.

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Comment peut-on aider Chökhor Ling ?

L’association Chökhor Ling a été fondée dans le but de venir en aide aux enfants du Tibet. Toutes les activités de Chökhor Ling servent à apporter le nécessaire au village de Tenzin Gang en Inde, abritant des familles de réfugiés tibétains extrêmement pauvres. Nous leur adressons des fonds deux fois par an pour que les enfants puissent aller à l’école et subvenir à leurs besoins. Peu de personnes nous aident car nous ne faisons pas de publicité sur cela. Il y a trop de racolage en ce domaine. C’est en cela qu’il m’est nécessaire de poursuivre un travail alimentaire dans le monde car le Dharma ne doit pas être un commerce, une source de revenus personnels.

Que signifient les termes tibétains de Chökhor Ling ?

Chö signifie Bouddha, Khor signifie Roue, Ling signifie jardin ou terre pure, Chökhor Ling signifie : Le jardin des enseignements du Bouddha.

La mission de Chökhor Ling est de propager la parole du Bouddha de la manière la plus authentique et la plus adaptable à la vie quotidienne d’aujourd’hui, pour le bien de tous les êtres.

Quels sont les 3 livres du Dharma dont vous aimeriez que je parle sur Livres Bouddhistes ? Qui vous tiennent particulièrement à coeur.

Trois livres à consulter attentivement « Bouddha et Jésus sont des frères » de Thich Nhat Hanh aux éditions Pocket, pour réconcilier deux systèmes spirituels qui n’en font qu’un.

« Les Quatre Nobles Vérités » par Gonsar Rimpoché aux éditions Rabten, parce qu’elles contiennent les réponses aux questions fondamentale concernant l’engagement sur une voie spirituelle en relation avec la vie telle qu’elle est.

Enfin « Comment pratiquer le bouddhisme » de Sa Sainteté le Dalaï Lama aux éditions Pocket. C’est un témoignage personnel au cours duquel S.S. le Dalaï Lama fait part de sa propre expérience de la pratique bouddhiste.

Qu’y-a-t-il de plus important dans la vie, dans cette rare et précieuse vie humaine ?

Le plus important dans cette vie est de ne manquer aucune occasion de devenir un meilleur être humain dans les joies comme dans les peines. C’est le sens de notre incarnation.

Quel enseignement résume le mieux l’enseignement du Bouddha selon vous Vénérable ?

L’enseignement essentiel du Bouddha est celui de l’amour sans égoïsme et de la sagesse qui ne fait plus confiance aux apparences mais connaît la réalité. Il faut beaucoup de temps pour explorer nos possibilités en ces domaines et pour ne pas se fourvoyer dans les erreurs programmées par l’ego. Les enseignements et leur mise en application au quotidien sont indispensables.

Une tradition de mes entretiens : résumez-vous littéralement en trois mots s’il-vous-plaît :

Partage – Effort joyeux – Union avec le divin.

J’ai encore mille questions, mais je vais m’arrêter là. Je viendrais vous voir et vous les poser de vive voix. Encore merci Vénérable ! Merci pour tout ce que vous entreprenez pour le bien des êtres, votre dévotion aux Trésors ! Vous serez toujours la bienvenue sur Livres Bouddhistes ! Je vous laisse les derniers mots de cet entretien.

Merci à Jonathan concepteur du site « Livres bouddhistes » dont les ailes de goéland se font porteuses des messages d’amour et de sagesse du Dharma du Bouddha.

Interview. Entretien. Rencontre. Vén. Davina Gelek Drölkar. Davina Delor. Anilas Gelek Drölkar. Prière(s). Leduc.s. Illustrations. Marianne Faure-Desforges. CD. Prières guidées. Stephen Sicard. Chökhor Ling. Tradition Geloug. Bouddhisme tibétain. Bouddhisme au féminin. Davina Delor. Livre Bouddhiste. Livre du Bouddhisme. Ouvrage de référence. Tenzin Gyatso (XIVème Dalaï-Lama).

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