Les entrailles des dieux (poème #4)

Les entrailles des dieux

*

Les vagues incessantes,

Les vents hurlants,

Les rayons cuisants,

Violentant

Mon corps, et pourtant !

*

Je me dresse

Telle la tour isolée,

Abandonnée,

Aux plantes enlacées,

Sur le pic aux rochers.

*

Dans le Vertige du Soi,

Mon œil, cyclopéen

S’effare

Devant l’abîme

Qui git

Dans les ventres des hommes.

*

Chaque homme

accueille un nid de serpents

enracinés dans les nœuds coulant

des entrailles assoiffées de sang.

*

Il ne suffit pourtant

que d’une larme

déterminée

pour trancher ces têtes

et dire

Adieu

à ce théâtre macabre

que jouent les hommes sans conscience.

*

23/03/2018.

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