James LOW – La Simplicité de la Grande Perfection

James LOW – La Simplicité de la Grande Perfection : Recueil de textes Dzogchen traduits du tibétain et présentés par J. Low. Editions du Rocher. 16/06/1998. 238 pages. 20euros.

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James LOW - Le Simplicité de la Grande Perfection

 Dzogchen, l’état de  » grande perfection  » naturelle de l’esprit, représente le cœur du bouddhisme tibétain, ses instructions en sont la quintessence. L’idée centrale de cette voie est que l’essentiel est déjà là, et qu’il importe donc de se détendre, d’abandonner les constructions de l’ego pour retrouver la fraîcheur naturelle et primordiale de l’esprit. Cet ouvrage regroupe deux catégories d’instructions, en apparence contradictoires. Les premières expliquent comment il faut faire l’effort de s’entraîner afin de développer les qualités nécessaires à cette voie d’éveil : ce sont les indispensables pratiques préliminaires. Les secondes invitent l’étudiant à se détendre, à s’ouvrir et à développer la confiance, afin que l’Être puisse se révéler de lui-même, sans effort : ce sont les précieuses  » instructions secrètes  » de la Grande Perfection.

 James Low étudie et pratique le bouddhisme tibétain depuis plus de vingt ans. Traducteur de très nombreux textes, il est également l’un des rares occidentaux habilités à transmettre son expérience et sa compréhension. Il travaille à Londres comme psychothérapeuthe.

*** Mon Avis ***

Un ouvrage essentiel et lumineux sur le Dzogchen

 

 Je ne suis pas un spécialiste du Dzogchen, mais j’aime cette tradition du bouddhisme tibétain : c’est celle qui m’intéresse le plus parmi toutes les écoles tibétaines. Sûrement parce que le Dzogchen a beaucoup à voir avec le Zen.
 Mais les livres sur le Dzogchen (et de plus, le corpus tibétain est très vaste) ne sont pas légion et sont plutôt réservés aux sangha, donc en interne. C’est assez élitiste vu de l’extérieur (c’est à l’encontre du bouddhisme universel de Shakyamuni…).
 James Low ajoute ceci page 22 : « Au Tibet, beaucoup d’enseignements dzogchen ne furent jamais écrits; ils furent conservés gràce à une tradition orale secrète, et nombre de ceux qui furent recopiés furent conservés comme manuscrits et transmis seulement à ceux dont le maître était sûr qu’ils entreprendraient la pratique » : alors pensez bien qu’en France, nous n’en goûtons pas le nectar, et que nous n’avons droit qu’aux miettes.
 C’est pourquoi il est important de chercher les ouvrages qui existent dans le commerce, et d’en parler autour de soi, au cas où quelqu’un chercherait un tel ouvrage. Comme d’habitude, les américains ont une littérature bien plus abondante que les français sur le sujet…

 La quatrième de couverture explique bien le Dzogchen : il n’y a rien à chercher qui ne soit déjà là, donc détendez-vous au maximum. La grande perfection naturelle de l’esprit est tout proche de vous. Tout est déjà parfait : mais vous laissez votre mental corrompre cet état naturel.
 Il y a certes des pratiques préliminaires nécessaires à la détente (ah, les tibétains ! Non, c’est logique !), mais une fois tout abandonné, vous pourrez stabiliser la vue de l’esprit, vous reposer dans l’éveil et la pleine conscience.
 Ce que j’aime particulièrement dans cet ouvrage vraiment bien traduit, c’est l’aspect didactique des enseignements et leur clarté. On apprend beaucoup à la lecture de « La Simplicité de la Grande Perfection ». C’est un plaisir que de lire un tel livre (je n’en dirais pas autant des autres bouquins sur le Dzogchen en ma possession).

 Ce recueil comporte ainsi 13 textes traduits et présentés par James Low – on remarquera la présence significative de Patrül Rinpoché :
– Les instructions orales développées du précieux maître du Dharma, Chetsangpa Rana Sri Budddhi
– Une brève explication du refuge et de la Boddhicitta, par Patrul Rinpoche
– La méditation et la récitation sur Vajrasattva qui purifient les erreurs et les émotions perturbatrices, par Chimed Rigdzin Lama
– Encouragement grâce à l’impermanence, par Rigdzin Godem
– Instructions sur la vue du Mahayana qui éclaire sur les deux vérités, par Patrul Rinpoché
– La révélation directe de la bouddhéité au-delà de toute classification, par Nuden Dorje
– La condition naturelle et l’état d’égarement, par Padmasambhava
– La compréhension se libérant d’elle-même, par Patrul Rinpoché
– Le point essentiel en trois aphorismes, par Patrul Rinpoché
– Un bref exposé du grand sceau, par Maitripa
– Le trésor des chants, par Sarahapa
 James Low explique avoir copié ces instructions depuis les « bibliothèques » portatives des yogis tibétains, qui voyagent léger, alors qu’il vivait en Inde. Les instructions et explications sont donc concises, résumant la doctrine et les pratiques en quelques lignes. C’est justement ce qu’il nous faut !

 Je vous recommande fortement l’achat de ce livre sur le Dzogchen !

 Bonne lecture,

Zui Ho.

James Low, Recueil, Tradition Dzogchen, Bouddhisme tibétain, Editions du Rocher, Ouvrage de référence, Livre bouddhiste, Livre bouddhisme

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