Anila TRINLE – La présence, un savoir-être à cultiver

Anila TRINLE – La présence, un savoir-être à cultiver.
Rabsel Editions. 08/10/2014. 84 pages. 12euros.
ISBN :979-10-93883-01-4

http://www.rabseleditions.fr/?product=la-presence-un-savoir-etre-a-cultiver

Anila TRINLE - La présence, un savoir-être à cultiver

La rencontre du bouddhisme et de l’accompagnement des personnes en souffrance amène un éclairage nouveau. Développer une plus grande conscience de notre réalité, clarifier nos motivations, accroitre notre bienveillance et notre discernement, autant de clés pour déployer une présence fertile pour soi et pour les autres. La présence est un processus vivant qui nous révèle à nous-même et, de ce fait, nous permet d’entrer en relation de façon nouvelle avec les autres. Ce savoir-être se décline ainsi au quotidien, dans nos relations, affectives, relationnelles ou professionnelles.

Anila Trinlé, moniale bouddhiste, est conférencière et formatrice. Depuis le milieu des années 90, elle participe avec Lama Puntso à la réflexion et l’élaboration d’une approche bouddhiste des problématiques de la société actuelle, telles que l’accompagnement du deuil et de la fin de vie, l’éthique, la vie professionnelle, ou l’éducation. Par ailleurs, elle est, au sein de l’Union Bouddhiste de France, membre du comité d’éthique et a participé à la mise en place des aumôneries bouddhistes en milieu hospitalier. Son activité est en lien avec Dhagpo Kagyu Ling, siège européen du Gyalwa Karmapa, et à Dhagpo Bordeaux, centre urbain en pleine expansion en Aquitaine.

*** Mon Avis ***

Un petit livre aux grands bienfaits ! Un subtil éclairage sur la présence à soi et aux autres

 

 Je vous avais déjà dis tout le bien du second livre d’Anila Trinlé (1), Anila TRINLE – Et si l’erreur était fertile ? Un autre regard sur la culpabilité.
 Voici son premier livre, « La présence, un savoir-être à cultiver », paru dans la collection de l’Atelier des Savoirs des très bonnes éditions Rabsel.
 C’est, encore une fois, un excellent ouvrage – de l’auteure comme des éditions Rabsel, qui signent et publient des enseignants qui savent transmettre leurs savoirs bouddhiques d’une manière fluide et donc, très moderne.
 C’est ce qui fait, je pense, le succès de cette singulière moniale de la tradition tibétaine qui anime… l’Atelier des Savoirs au centre Dhagpo Kagyu Ling. Rabsel et Dhagpo sont reliés, vous l’aurez compris.

 Ce petit ouvrage se lit rapidement : il vous faudra une heure, deux tout au plus pour aller au bout. Il est pleinement centré sur l’enseignement de base du bouddhisme tibétain mais également, pleinement orienté sur le quotidien des pratiquants. L’assimilation de la doctrine bouddhique est telle qu’on n’en sent presque pas..la présence dans ce livre ! Je rigole, mais Anila Trinlé sait fort bien parler du bouddhisme sans alourdir la lecture de cette tradition tibétaine si imposante.
 Donc pour appliquer les enseignements, il faut être présent à soi : on en vient ainsi à devenir intime avec soi-même pour ensuite pouvoir être pleinement présent, en « pleine conscience » avec autrui.
 C’est alors que, une fois que l’on s’est écouté, vu et entendu, que l’on s’est observé correctement, que l’on a renoué connaissance avec soi-même, que l’on peut agir, en pleine conscience, en pleine présence avec ceux qui gravitent autour de nous – et aller jusqu’à soulager, de notre mieux, leurs maux, douleurs et souffrances – ce qui est le point de départ du chemin bouddhique !
 Attention, ouverture, découverte, discipline, bienveillance évidente, « la présence est un processus vivant qui nous révèle à nous-même et, de ce fait, nous permet d’entrer en relation de façon nouvelle avec les autres« .

 Anila Trinlé nous expose donc et d’abord, avec toute la finesse dont j’ai déjà parlé, la personnalité et l’esprit de l’humain selon le point de vue bouddhiste, ainsi que la nature de la réalité.
 Puis elle en vient à « retourner » le regard du lecteur et cette fois-ci, à faire en sorte qu’il s’adresse à l’autre : car quand on s’est compris, on comprend comment fonctionne globalement l’autre. Nous fonctionnons tous grâce aux mêmes mécanismes – mais nous sommes tous réglés différemment et c’est là le délicat de la chose. Si vous vous demandez si j’ai tort, dites-vous que si c’était le cas, la doctrine bouddhique ne serait pas si universelle !
 Puis Anila Trinlé explore foncièrement la motivation à être présent à soi et aux autres (ce fut ma partie préférée du livre !), avant de détailler son corollaire : l’attention et la vigilance, « clés » indispensables du bouddhisme.
 Anila ne perd néanmoins pas de temps sur ces notions bien connues des bouddhistes pour de nouveau approfondir la notion du soin cette fois-ci, de soi et des autres, qu’elle accompagne d’un chapitre dédié aux « ressources à cultiver » (des moyens habiles primordiaux), suivi d’un exposé sur les deux bienfaits de la présence.

 « La présence, un savoir-être à cultiver » est donc un livre plus « bouddhique » que le second centré sur « l’erreur » – mais je l’ai tout autant dévoré. C’est un excellent opuscule, je me répète. Vous pouvez y aller les yeux fermés ! Et moi… j’attends le troisième d’Anila Trinlé !

 Bonne lecture !

Zui Ho.

(1) https://anilatrinle.org/

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