Traleg Kyabgon – Le Karma : Ce qu’il est; Ce qu’il n’est pas; Pourquoi il est important

Traleg Kyabgon – Le Karma : Ce qu’il est; Ce qu’il n’est pas; Pourquoi il est important.
Avant-propos de Sa Sainteté le 17ème Karmapa. Traduit par Sylviane Burner.
IFS – Infinity Feng Shui éditions.
11/09/2017. 158 pages. 15.70euros.
ISBN-13: 978-2875141262

Autre livre de l’auteur : Traleg Kyabgon – Au coeur du bouddhisme : une introduction à sa philosophie et à sa pratique

https://www.editions-ifs.com/karma-traleg-kyabgon/

Traleg Kyabgon - Le Karma

« Dans le bouddhisme, le karma est un sujet souvent mal compris. Cette explication claire venant d’un maître éminent tel que le regretté Traleg Kyabgon Rimpotché, qui possédait une grande connaissance à la fois du dharma et de la mentalité occidentale, va être extrêmement bénéfique pour nous tous. » Dzigar Kongtrül Rimpotché

Un livre clair et précis pour mieux comprendre le karma

L’enseignement du Bouddha sur le karma (littéralement « action ») n’est rien d’autre que son explication compassionnée de ce que sont les choses : nos pensées et nos actes déterminent notre futur, et donc nous sommes nous-mêmes largement responsables de la façon dont se déroule notre vie. Pourtant, on ignore souvent cet enseignement éminemment utile en raison des compréhensions erronées sur le sujet qui abondent dans la culture populaire, surtout en raison des simplifications excessives qui en font quelque chose à ne pas prendre au sérieux.
Le karma n’est pas simple, comme le montre Traleg Kyabgon, et il faut véritablement le prendre très au sérieux. Traleg Kyabgon pourfend les illusions persistantes auxquelles nous nous accrochons concernant le karma afin de montrer ce qu’il est réellement, c’est-à-dire un mécanisme qui explique pourquoi nous souffrons et comment nous pouvons mettre un terme à cette souffrance.

Dans cet ouvrage, Traleg Kyabgon montre comment une compréhension réaliste du karma est indispensable à la pratique du bouddhisme, comment elle fournit un fondement pour la vie morale, et comment sa compréhension peut avoir un effet de transformation sur les liens que nous établissons avec nos pensées et nos sentiments, de même qu’avec les personnes qui nous entourent.

Traleg Kyabgon (1955–2012) est né au Tibet oriental et a été éduqué par un grand nombre de grands maîtres des quatre principales lignées du bouddhisme tibétain. Il a fondé l’Institut bouddhiste Kagyu E-Vam, qui a son siège à Melbourne, en Australie, de même qu’un centre de pratique important dans la ville de New-York. Bien connu pour son érudition et sa compréhension des religions comparées et de la psychologie et la culture occidentales, il a énormément enseigné dans les universités et les centres bouddhistes aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Asie du sud-est, et il est l’auteur de Au cœur du bouddhisme et de Mind at Ease.

*** Mon Avis ***

Indispensable référence sur le karma, à lire absolument !

 

 Enfin ! Les ouvrages sur le Karma sont tellement rares pour le grand public ! J’ai sauté de joie en découvrant cet ouvrage publié par les éditions Infinity Feng Shui, écrit par un lama et tulku tibétain d’une érudition incroyable !
 Le Karma est indispensable à la pratique bouddhique : je veux dire qu’il est impératif de comprendre cette notion, car tout le bouddhisme tourne autour d’elle. Pourquoi ? Simplement parce que le karma, nos actions, conditionne nos renaissances. Le bien apporte le bien, le mal apporte le mal. Une vie sainte, formulée dans les voeux du bodhisattva par exemple, si elle est traduite en actes, mènera à l’éveil, puis l’illumination et enfin la libération pleine et entière du cycle du samsara. On ne peut pas se dire bouddhiste en refusant, en rejetant ou même en niant ce point de doctrine. On ne peut pas se dire bouddhiste si l’on ne fait que méditer. Sinon, on fait tout et n’importe quoi car ça ne change rien du tout, n’est-ce pas ? Mon point de vue, c’est ce qu’enseigne les lamas tibétains par exemple. Qu’en dit donc l’auteur ?

 « La libération ne s’obtient pas simplement en menant une vie correcte ou en pratiquant la méditation, mais en faisant les deux. Nous avons besoin d’acquérir la sagesse et la sagesse, contrairement à l’intellect, ne naît pas du simple fait de l’activité mentale. La sagesse naît des activités conjointes du physique et du mental. Elle est clairement distinguée de l’intellect dans le cadre du bouddhisme. Une personne extrêmement intelligente peut très bien ne pas savoir comment vivre correctement. Une personne sage, d’un autre côté, sait parfaitement comment vivre correctement. Une personne sage sait beaucoup de choses sur des sujets de toutes sortes, y compris sur la sagesse pragmatique, sur la façon de se conduire, sur la façon de se conduire, sur la façon d’interagir avec les autres, sur ce qu’il est préférable de faire, sur ce qui est le plus bénéfique pour elle-même et pour les autres, etc. Ces capacités naissent en fin de compte de notre développement personnel« .

 Pour vous montrer comme le sujet du karma est développé finement par son auteur, je vous copie la table des matières :
1. Les origines du concept de karma
2. Comment le Bouddha voyait le karma
3. La contribution de l’école Yogacara à la théorie du karma
4. Les enseignements du bardo sur la mort, l’état intermédiaire et la renaissance
5. L’absence de karma : la vacuité et les deux vérités
6. Le sens de la vie et la peur de la mort
7. L’immortalité, la réincarnation et la renaissance
8. La théorie du karma comme fondement possible de l’éthique
9. Les aspects empiriques de la théorie du karma et de la renaissance
10. Le travail sur le karma.
 Tout ce que vous avez jamais voulu savoir sur le karma est dans ce livre. C’est vulgarisé, mais le sujet est parfois ardu, et cela ne peut en être autrement. C’est néanmoins capital de lire ce livre. De toutes façons, pour bien comprendre cette notion essentielle du Dharma du Bouddha, il faudra lire, relire et relire cet ouvrage de Traleb Kyagbon. Je ne vais pas vous décrire par le menu le livre, donc le karma, car ce n’est pas mon boulot, mais celui de Traleb Kyagbon. Ce que je peux ajouter, c’est qu’il s’adresse particulièrement aux occidentaux :

« Parmi les nombreux enseignants tibétains du Dharma qui se sont installés en Occident, Traleg Kyabgon Rimpotché a été l’un des rares à avoir bénéficié d’une formation intensive en philosophie bouddhiste traditionnelle associée à une connaissance de la philosophie et de la psychologie occidentales et à une étude de religions comparées » : c’est ainsi que le décrit Sa Sainteté le 17ème Karmapa (Orgyen).
Cet ouvrage de référence ne pouvait avoir sa place que dans mon TOP20 !

« Habité par mes propres actes, je suis l’héritier des actes, proche des actes, je suis celui qui a ces actes comme refuge. Quel que soit l’acte que j’ai commis, bon ou mauvais, c’est moi qui en serai l’héritier. C’est ce que les femmes et les hommes, le maître de maison et ceux qu’il a sous ses ordres, doivent envisager de façon répétée« , Bouddha Shakyamuni.

Ce livre est un joyau ! Vous aurez tout compris au karma en lisant cet ouvrage et vous pourrez réellement changer d’attitude, et vous rectifier pour devenir « la meilleure version de vous-même ».

Encore merci Traleg Kyabgon, merci IFS éditions (traduisez ses autres ouvrages!) !

Bonne lecture !

Zui Ho.
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2 commentaires sur “Traleg Kyabgon – Le Karma : Ce qu’il est; Ce qu’il n’est pas; Pourquoi il est important

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  1. Bonjour Jonathan,
    Effectivement un ouvrage qui pose clairement les bases de ce qu’est le karma est très intéressant !
    Merci donc pour ce partage.

    Voici quelques remarques qui m’ont traversé suite à ton propos :

    « On ne peut pas se dire bouddhiste si l’on ne fait que méditer. »

    avec ta permission, je t’en fais part ici :

    -N’est ce pas problématique qu’il soit si important de « se dire bouddhiste » ?
    Est-ce là le seul enjeu, la seule perspective, l’alpha et l’oméga de tout chemin ?
    Ne tombe-t-on pas dans les filets des logiques d’identifications classiques, pour lesquelles nous regorgeons d’exemples dans la vie ‘civile’ ?

    -Ne pourrait-on pas envisager que « ne faire que méditer » soit finalement la seule chose qu’il y ait à [ne pas] faire ?
    Ou, pour faire un parallèle bien connu : « le Zen, c’est Zazen ».
    Le cœur de la méditation est justement la déconstruction des amoncellements idéologiques, des sphères d’identifications et des automatismes conceptuels.
    A quoi cela sert-il, au final, de « se dire bouddhiste » ?
    C’est une déclaration politique, à n’en pas douter,

    Avec tout le respect que j’ai pour cette tradition et ces pratiques qui, intimement, m’irriguent,,
    Peut-on ici rappeler que :
    Si le bouddhisme est une manière de se dire,
    La méditation est la manière de se taire ?

    Bien à toi,
    A bientôt!
    Franck

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