Ajahn CHAH – Méditation et Sagesse

Ajahn CHAH – Méditation et Sagesse
Les enseignements d’un maître bouddhiste de la Tradition de la Forêt
Traduit de l’anglais par Jeanne Schut.
Editions Sully. 29/05/2015. 14.90 euros. 277 pages.
ISBN-13: 978-2354321413

https://www.editions-sully.com/l-139-meditation,et,sagesse.html

RENCONTRE AVEC JEANNE SCHUT (Ajahn Chah – Être ce qui est)

ajahn chah meditation sagesse

Considéré comme l’un des maîtres spirituels les plus remarquables de son époque, Ajahn Chah (1918-1992) a inspiré et guidé d’innombrables personnes dans l’art de la méditation et la pratique de la Voie bouddhique. Représentant de l’antique tradition de moines de la Forêt en Thaïlande, tradition qu’il a contribué à revivifier, son charisme et sa sagesse ont influencé de nombreux occidentaux qui ont étudié auprès de lui, et il a ainsi participé activement à la transmission du bouddhisme en Occident.

Cet ouvrage réunit des enseignements, auparavant peu accessibles, prononcés par Ajahn Chah en diverses circonstances et pour des auditeurs variés, moines ou laïques, asiatiques ou occidentaux. Il offre des conseils inestimables pour la pratique de la méditation, la libération de la souffrance, la paix de l’esprit, l’éveil et le dhamma vivant. Il délivre ainsi le meilleur de la sagesse bouddhique, exprimé dans un langage simple, direct et plein d’humour.

Cette riche anthologie – dont cet ouvrage constitue le deuxième volume – est un réel trésor pour tous les pratiquants de la Voie, une source d’inspiration et d’éveil pour les bouddhistes de toutes les traditions.

*** Mon Avis ***

L’AUTRE excellente anthologie d’enseignements d’Ajahn Chah

 

 « Méditation et Sagesse » est le siamois de Ajahn CHAH – Vertu et Méditation. Les deux se complètent. Les éditions Sully ont fait de trois livres publiés en anglais ces deux-ci. Mais des deux, « Méditation et Sagesse » est mon favori. Tous sont traduits par Jeanne Schut.
 Les enseignements dispensés par Ajahn Chah sont de haute volée dans les deux, mais dans ce tome-ci (paru en 2011, réédité en 2015) ils m’ont particulièrement plu et stimulé. Je les ai trouvé ici bien plus profonds encore, tandis que le premier était plus tourné vers la pratique, plus pragmatique.
 J’ai été surpris ici qu’Ajahn Chah donne ainsi à voir de lui un maître bouddhiste avant d’être un moine de la tradition Theravada. Il prend dans cet ouvrage un visage plus universel.

 Regardez le panel des sujets abordés – impressionnant ! :
1. La clé de la Libération
2. La méditation (samadhi bhavana)
3. Le combat du Dhamma
4. Pratiquez
5. Pratique juste – pratique soutenue
6. Samma Samadhi – Le détachement dans l’action
7. Au plus profond de la nuit
8. Qu’est-ce que la contemplation ?
9. La nature du Dhamma
10. Vivre avec le cobra
11. La Voie du milieu en soi
12. La paix au-delà
13. Convention et Libération
14. Ne demeurer nulle part
15. La Vision Juste – Là où règne la fraîcheur
16. Notre véritable demeure
17. Les Quatre Nobles Vérités
18. Tuccho Pothila : « Venerable Erudit Creux »
19. « Pas sûr ! » – La règle des Nobles Etres
20. Comme un cours d’eau dormant
21. Transcendance
22. Sur la voie de l’Inconditionné
23. Epilogue
 Un peu comme les livres de Shunryu Suzuki pour le zen Sôtô, ceux d’Ajahn Chah sont inestimables, intemporels et inépuisables : il suffit d’une page pour être nourri. Et on peut venir y manger à toute heure du jour comme de la nuit. La densité et la profondeur (je me répète) des enseignements donnés sont subjuguantes.

 « La clé de la libération » est le premier chapitre exposé et le plus long de tous : c’est une véritable démonstration d’érudition bouddhique. Normal : il a été donné « dans les années 60 à un maître érudit entouré de disciples laïcs« . Et d’emblée, Ajahn Chah n’y va pas par quatre chemins – lisez bien ça si vous vous prétendez bouddhiste :
 « La seule raison pour laquelle on étudie le Dhamma, les enseignements du Bouddha, c’est la recherche d’une manière de transcender la souffrance et de trouver la paix et le bonheur. Que l’on étudie les phénomènes physique ou mentaux, l’esprit ou ses composants psychologiques, ce n’est que lorsque la libération est le but ultime que l’on est sur le bon chemin – rien de moins. Si la souffrance existe, c’est qu’il y a une cause et des conditions préalables« .
 Un peu plus loin, Ajahn Chah explique : « J’ai pratiqué le Dhamma sans connaître grand-chose. Je savais seulement que la voie de la libération commençait par la vertu (sila). La vertu est le beau début de la voie; la profonde paix du samadhi est le beau milieu de la voie; et la sagesse (panna) en est la belle fin« . Tout le monde peut donc s’engager dans la Voie du Bouddha, développer les vertus, méditer et obtenir la Sagesse afin de se libérer du Samsara. On peut ne rien y connaître… et finir par devenir un grand maître comme Ajahn Chah à condition d’être vertueux, sage.

 Ce livre est un puits de sagesse, tout comme « Vertu et méditation ». Je vous souhaite donc une excellente lecture et je vous conseille d’acheter les deux qui font la paire !

Zui Ho.

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