Emile STEINILBER-OBERLIN – Le bouddhisme japonais

Emile STEINILBER-OBERLIN – Le bouddhisme japonais
« Avec la collaboration de Kuni Matsuo et de plusieurs prêtres et professeurs bouddhistes »
Editions Sully. ISBN-13: 978-2354323158
270 pages, 1930 > 20/11/2018, 20 euros.

https://www.editions-sully.com/l-229-le,bouddhisme,japonais.html

Emile STEINILBER-OBERLIN - Le bouddhisme japonais

 » Toute la vie spirituelle du Japon, les lettres, les arts, les moeurs sont imprégnés de philosophie bouddhique et ne peuvent se comprendre sans elle (H. Ui) « .
En présentant de façon particulièrement claire les doctrines philosophiques des différentes écoles du bouddhisme japonais, ainsi que leur fondateur et leurs principaux temples, cet ouvrage de référence, sans équivalent, permet à chacun de se familiariser avec l’une des expressions les plus originales de l’enseignement du Bouddha et de pénétrer le coeur spirituel du Japon.
L’auteur expose les principes de chaque école par le biais de conversations avec des moines, ce qui rend la lecture très plaisante, d’autant que ces échanges sont tenus dans le cadre de monastères célèbres et que la beauté de l’environnement participe à la sérénité du récit.
En outre, la sympathie dont fait preuve l’auteur envers le bouddhisme et le peuple japonais, conjuguée à une intelligence intuitive de la doctrine, lui permettent de nous transmettre le meilleur du bouddhisme japonais dans ses différentes expressions.  »
« Toute la philosophie bouddhique est faite pour l’homme, est basée sur l’homme, s’est constituée pour l’homme et par l’homme. Le bouddhisme est une cristallisation de l’effort spirituel humain (H. Ono) « .

Traducteur du japonais et du sanskrit, Emile Steinilber-Oberlin est né en 1878. Il a publié des essais philosophiques, des ouvrages de linguistique et des traductions de poètes japonais dont les Notes de l’oreiller de Sei Shonagon et des haikus de Basho Matsuo. Cet ouvrage a été édité pour la première fois en 1930, et il était depuis longtemps introuvable.

*** Mon Avis ***

Une merveille ! Une référence indispensable sur le bouddhisme japonais !

 

 Quand j’ai vu cet ouvrage en librairie, mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai bondi de joie intérieurement !!! Quel plaisir que de tomber sur un pareil joyau ! Quelle merveille que ce soient les éditions Sully qui l’éditent, elles qui ont toujours le nez creux pour sortir des livres formidables !
 Mais à quoi a-t-on affaire ? Les éditions Sully, qui font décidément très fort dans leurs publications, nous disent ceci :
« Traducteur du japonais et du sanskrit, Emile Steinilber-Oberlin est né en 1878. Il a publié des essais philosophiques, des ouvrages de linguistique et des traductions de poètes japonais dont les Notes de l’oreiller de Sei Shonagon et des haikus de Basho Matsuo. Cet ouvrage a été édité pour la première fois en 1930, et il était depuis longtemps introuvable.« 

 En 1930, son titre était « Les sectes bouddhiques japonaises » et son auteur dit qu’il n’est « qu’une enquête philosophique : Je livre au lecteur, qui sincèrement veut comprendre les doctrines philosophiques du bouddhisme actuel, le résultat de cette enquête que j’aurais pu intituler : « Le bouddhisme vivant. Sa philosophie souriante et profonde ». Emile S-O. poursuit : « Je compris bien vite que je n’avais qu’une façon efficace de procéder : c’était de fréquenter, en toute confiance et, si je puis dire, en toute simplicité de coeur, les bonzes, les moines et les pèlerins bouddhistes.
Pour mener cette enquête, j’ai donc vécu, au Japon, la vie bouddhique, étudié et médité avec les bonzes et les moines parmi lesquels je m’honore de compter des amis véritables, car vous entendez bien qu’il s’agissait moins d’expliquer des textes que de dégager en termes clairs les conceptions philosophiques bouddhiques, actuelles et vivantes, telles qu’elles existent dans la pensée des bouddhistes éclairés de notre époque et telles qu’on me les expliquerait. »
 Dans son Avant-Propos, Pierre Crépon nous transmet le compte-rendu du livre publié par l’université d’Oxford en 1939 : « M. Steinilber-Oberlin a eu l’heureuse idée de nous présenter les principes de chaque école par le biais de conversations avec des moines. Cela rend la lecture très plaisante, notamment lorsque ces conversations sont tenues dans le cadre de monastères célèbres et que l’environnement admirable renforce la profondeur de l’enseignement.
Qui plus est, la façon dont ce livre aborde les questions de logique et d’épistémologie bouddhiques est particulièrement lucide.
Cet ouvrage est d’une grande valeur pour le lecteur : il présente le meilleur bouddhisme japonais et l’encourage à approcher ses doctrines et expériences mystiques avec sympathie plutôt que dans un état d’esprit critique« .
Pierre Crépon souligne que cet ouvrage de 1930 n’est pas exhaustif, oublie certaines écoles, et aborde à peine le Zen Sôtô, si présent de nos jours.
 Je vous conseille néanmoins d’aller voir la table des matières détaillée, accessible sur le site de Sully dont j’ai mis le lien plus haut, pour mesurer l’étendue des savoirs retranscrits, mais voici les écoles abordées dans cet ouvrage :
Chapitre 1 – École kusha
Chapitre 2 – École Jôjitsu
Chapitre 3 – École Sanron
Chapitre 4 – École Hossô
Chapitre 5 – École Kegon
Chapitre 6 – École Tendai
Chapitre 7 – École Shingon
Chapitre 8 – École Zen
Chapitre 9 – École Jôdo
Chapitre 10 – École Shinshû
Chapitre 11 – École Nichiren
Chapitre 12 – En marge des livres canoniques
Conclusion – Le bouddhisme qui vient
Chaque école est présentée par l’auteur, puis diverses conversations « avec les bonzes, les moines et les pèlerins bouddhistes » sont retranscrites au sujet de ces sectes. on déambule de plus : les protagonistes marchent tout en discutant et nous découvrons les monastères, sanctuaires et temples, ainsi que le paysage : c’est dépaysant !
 Personnellement, je savais qu’il existait pas mal de traditions bouddhiques au Japon, dont beaucoup disparues, mais là j’ai pris une claque, car je n’imaginais pas un tel paysage spirituel ! Le Japon est tellement riche en matière de bouddhisme ! Tout ce qui était continental a tôt ou tard pris racine dans l’archipel nippon et y a fructifié plus ou moins abondamment dans la durée !

 Un livre inattendu et formidable ! Une excellente découverte que je place dans mon TOP20 ! Merci Sully !

Zui Ho.

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