Kôdô SAWAKI – Le Chant de l’Eveil : le Shôdôka commenté par un maître zen

Kôdô SAWAKI – Le Chant de l’Eveil : le Shôdôka commenté par un maître zen
Albin Michel « spiritualités vivantes »
04/02/1999, 368 pages, 20.15euros.
EAN13 : 9782226107275

https://www.albin-michel.fr/ouvrages/le-chant-de-leveil-9782226107275

kodo sawaki shodoka

Le Shôdôka (Chant de l’Éveil) du maître Ch’an Yôka Daishi, disciple du sixième patriarche Hui-neng, est le deuxième grand poème zen rédigé en Chine après le Shinjinmei. Il compte parmi les plus beaux fleurons de cette littérature entièrement vouée à la réalisation de l’être. Chanté, il est entré dans le répertoire traditionnel de la musique de cérémonie zen.
Ces soixante-dix-huit poèmes sont ici commentés par l’un des plus grands maîtres du japon du XXe siècle : Kôdô Sawaki (1880-1965). Avant d’introduire la pratique du zen en Europe, Taisen Deshimaru (1917-1982) fut durant trente ans le disciple de ce maître incomparable qu’était Kôdô Sawaki. Ordonné moine par lui, il deviendra son successeur dans la transmission de l’enseignement de Bodhidharma.
La traduction du Shôdôka commentée par Kôdô Sawaki a cette saveur abrupte, incomparable, du zen vécu et réalisé, transmis sans fioritures ni détours dans la plus pure tradition de cette voie d’éveil.

*** Mon Avis ***

Un texte fondateur pour le bouddhisme Zen Sôtô – indispensable !

 

 Voici un chef-d’oeuvre, ni plus ni moins, l’un des livres dont je ne me séparerais jamais. C’est un ouvrage de référence, directement classé dans mon TOP 20. Si vous ne l’avez pas… il vous le faut ! Il est inévitable de le lire si vous vous intéressez au Zen. Espérons qu’un jour il passe au format poche pour une plus grande diffusion !

 C’est un livre que j’ai lu plusieurs fois – ce qui est rare pour moi. A chaque fois que je le commence, je le termine. A chaque fois, la magie s’opère. A chaque fois, Kôdô Sawaki reprend vie, et son éternel franc-parler limite goujat refait surface – et il embellit de son commentaire cet autre chant éternel qu’est le Shôdôka.

 Traduit par Janine Coursin depuis le Japonais, nous avons donc ici un authentique ouvrage du mythique et légendaire Kôdô Sawaki, moine errant du Japon, commentant le Chant de l’Eveil de Yôka Daishi, disciple d’une autre figure mythique, Hui-neng.
 Comme je le disais plus haut, Kôdô Sawaki (1880-1965), l’illustre maître immortel d’une ribambelle de disciples dont Taisen Deshimaru et Kishigami Kojun*, était réputé pour son expression abrupte, presque fruste, direct, sans concession, quoique toujours empli d’une immense bienveillance, car il était exempte de toute richesse et habitation pérenne. Kôdô Sawaki devait être autant impressionnant qu’attachant.
 Ce qu’il y a d’extrêmement plaisant, c’est qu’il met tout le monde au même niveau et se place dans le contexte de son époque, pour commenter un texte ancien et fondateur du Ch’an.

 Le texte-racine comme son commentaire sont extrêmement profonds : double ration de sagesse donc ! L’ouvrage bénéficie d’une Introduction de K.S., puis d’une notice à son sujet incluant une autre de Taisen Deshimaru (la légende dit qu’un mois avant de mourir, K.S désigna T.D. comme missionnaire pour l’Occident). On trouve ensuite une correspondance entre les 52 strophes du Shôdôka et les 78 commentaires, suivi du Chant de l’Eveil en entier, puis commencent les commentaires de Kôdô Sawaki au sujet du Shôdôka. Enfin, de nombreuses notes rattachées aux commentaires closent l’ouvrage.
 Je crois en avoir assez dit d’un Shôdôka qui se passe de (mes) commentaires et qu’il est temps pour vous de courir acheter et lire cette merveille.

Je vous laisse simplement avec la première strophe du Shôdôka :

1. Ami, ne voyez-vous pas ?
Cet homme tranquille qui a atteint l’éveil a cessé d’étudier et d’agir,
Il n’écarte pas les illusions et ne recherche plus la vérité.
2. La nature réelle de notre ignorance n’est autre que notre nature-de-bouddha,
Notre corps vide et illusoire est le corps de Loi.
3. Quand on s’éveille au corps de Loi, il n’y a plus rien,
Notre nature propre originelle est le pur Bouddha.
4. Les nuages des cinq agrégats flottent ça et là, en vain.
Les bulles des trois poisons montent et crèvent, vides.

Une fois ce livre lu, on peut mourir tranquille.
Excellente lecture !

Zui Ho.

* Kishigami « Osho » m’a généreusement ordonné bodhisattva selon le rite japonais, en mai 2015 au Funzo Dojo Zen d’Halluin où il rend chaque année.

Kôdô Sawaki, Shôdôka (Chant de l’Eveil), Yôka Daishi, Janine Coursin, Taisen Deshimaru, Albin Michel, Bouddhisme Zen, Tradition Zen Sôtô, Textes de référence du Zen Sôtô, Ouvrage de référence, TOP20, Texte-racine, commentaire de texte-racine, Livre bouddhiste, Livre bouddhisme,

Publicités

3 commentaires sur “Kôdô SAWAKI – Le Chant de l’Eveil : le Shôdôka commenté par un maître zen

Ajouter un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :