Sando KAISEN – L’Esprit de la Cuisine, selon un moine zen

Sando KAISEN – L’Esprit de la Cuisine, selon un moine zen
Edition Tarma (Québec)
10/10/2014 – 185 pages, 20euros.
ISBN-13: 978-2924157091

Pas de lien internet vers l’éditeur

RENCONTRE AVEC ‘SANDO KAISEN’,  alias Alain KRYSTAZEK

Le zen s’invite chez vous, commencez par la cuisine !

kaisen esprit cuisine

*** Mon Avis ***

« En réalité, la cuisine est l’art de se cuisiner soi-même »

 

 Cette 200ème recension est consacrée au quatrième livre de Sando Kaisen, alias Alain Krystaszek, abbé du Monastère du Pic Lumineux et fondateur de nombreux centres de pratique du Zen dans les « pays de l’est » et en Russie.
 C’est également son livre le plus classique, puisqu’il associe sa réflexion aux mythiques « instructions au cuisinier zen (Tenzo Kyokun) » écrites par le fondateur de la lignée Sôtô Zen au Japon, Dôgen. Toutefois l’originalité et la subtilité de sa pensée ajoutent une réelle valeur au texte de Dôgen.
 C’est certainement parce que cuisiner est l’un des arts du feu des plus ancestraux et que l’humain ne s’en séparera jamais (j’espère; je ne souhaite pas qu’un jour des robots cuisinent mieux que et pour les humains) que ce texte de Dôgen est si souvent repris, traduit et commenté de par le monde, par quiconque se prétend assez « sage ou maître » pour le faire.
 En effet il y a 95 voire 99 fascicules dans le Shôbogenzô, et le Tenzo Kyokun est celui, avec le Fukanzazengi, qui est le plus commenté. La majorité de cette oeuvre totale de Dôgen est inconnue ou méconnue en France.

 Egalement édité par les éditions Tarma tout comme Sando KAISEN – L’Esprit du Vin, selon un moine zen, « L’Esprit de la cuisine selon un moine zen » ne bénéficie malheureusement pas cette fois-ci d’un cartonnage épais ni de motifs ou dessins d’ambiance afin d’illustrer les propos de Kaisen, qui nous dit :
« Le projet de ce livre est donc de suggérer à chacun de cuisiner et de manger avec conscience. Peu importe ce qu’on cuisine ou ce qu’on mange, avec quels ustensiles et de quelle façon, le plus important est de tout faire dans la grande Présence ».
« Je vais tenter d’exposer les résultats de quarante années d’expérience, d’étude et de réflexion sur la cuisine. Ce sera l’occasion de me faire le porte-parole de ce que j’imagine être les pensées intimes des quelques grands chefs que je respecte.
Des questions essentielles vont étayer ma démarche :
_ Que savons-nous de l’art de cuisiner ?
_ Que savons-nous de l’action mystérieuse qui fait naître chez ces artistes autant de créativité, de beauté et de sincérité ?
_ Sommes-nous conscients du don qu’ils nous font ?
_ Sommes-nous conscients des offrandes que nous accordent la nature, les êtres vivants et la matière environnante ?
_ Savons-nous ce qu’est véritablement un homme ?
_ Lui-même sait-il pourquoi il mange ?
_ A travers la cuisine et l’art de s’alimenter, est-il possible de mieux comprendre notre rôle sur terre ?
J’espère que ces questions sauront nourrir votre attente et je vous souhaite un bon appétit !« 

 Comme on le constate, cet « Esprit de la cuisine » relève plus de la réflexion pure, que l’intuition telle qu’on la trouve dans KAISEN – La vision pure : voir directement en sa propre Nature, la poésie dans Sando KAISEN – L’Esprit du Vin, selon un moine zen ou la joie de vivre avec KAISEN – L’esprit de la pétanque.
 Il y a une confrontation – sans animosité – entre la réflexion de Kaisen et celle de Dôgen autour de l’enjeu créateur de la cuisine, l’enjeu transformateur de cette alchimie quotidienne.
 Tout le travail de réflexion de Kaisen, comme de Dôgen, est de faire de l’acte de cuisiner puis de manger ce que l’on cuisine, un acte à l’opposée du désintérêt : tout autant que la respiration et la conscience, le fait de manger, acte tellement politique de nos jours, devient ici un enjeu majeur de l’existence (tout comme le fait de bien mourir quand on le peut) et non quelque chose de passager, juste nutritif.
 Choisir ses aliments, choisir la manière de s’alimenter, choisir le temps donné à la cuisine, la manière de cuisiner et la façon de manger : tout cela est d’une envergure telle qu’on en a oublié l’importance. L’alimentation n’est-elle pas la base d’une bonne santé, avec le sommeil ? Kaisen nous invite donc à y revenir et c’est tout l’intérêt de cet « Esprit de la cuisine ».
 Kaisen, qui est loin d’être bête, propose ainsi une réflexion « zen » de qualité sur cet art qu’avait déjà ciblé Dôgen il y a 800 ans.

Bonne lecture ! et bon appétit ! et vivement la réédition !

Zui Ho.

Kaisen, Sando Kaisen, Alain Krystaszek, Bouddhisme zen, Tradition Zen Sôtô, Livre bouddhiste, Livre bouddhisme, Dôgen (Eihei Dôgen Zenji), Instructions au cuisinier zen (Tenzo Kyokun), Cuisine, Cuisine en conscience,

Publicités

Un commentaire sur “Sando KAISEN – L’Esprit de la Cuisine, selon un moine zen

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :