Jérôme DUCOR – SHINRAN, SEIKAKU, HÔNEN, GENSHIN : Le Tannishô

(285) – Jérôme DUCOR – SHINRAN, SEIKAKU, HÔNEN, GENSHIN : Le Tannishô.
Le bouddhisme de la Terre Pure selon Shinran et ses prédecesseurs. Cinq textes traduits du japonais par Jérôme Ducor.

*** Données ***

Editions du Cerf, Collection Patrimoines Orientalisme
ISBN-13: 978-2204093781
10/03/2011 – 151 pages – 21euros

Jérome ducor Tannisho

*** MON AVIS EST PLUS BAS ***

https://www.amazon.fr/tannisho-bouddhisme-Terre-Shinran-pr%C3%A9d%C3%A9cesseurs/dp/2204093785

*** 4ème de couverture ***

Le Tannisho est considéré aujourd’hui comme l’une des meilleures introductions à l’enseignement de Shinran (1173-1263), ce religieux bouddhiste japonais qui est à l’origine de l’École véritable de la Terre pure (Jodo-Shinshu). La tradition de la Terre pure – parfois connue sous le nom d’amidisme – est la forme du bouddhisme la plus répandue en Asie, mais elle demeure mal connue en Occident, malgré l’engouement que l’on peut y constater pour le zen ou le bouddhisme tibétain. L’enseignement de Shinran était révolutionnaire à bien des égards, puisqu’il offrait à tout un chacun – même le plus démuni – la possibilité de s’affranchir de la souffrance plus facilement qu’en ce bas monde, en allant naître dès la vie prochaine auprès d’un bouddha – connu sous le nom d’Amida – pour réaliser l’éveil auprès de lui dans sa  » Terre pure « .
Objet de diverses interprétations au cours des siècles, notamment en Chine et au Japon, la doctrine de la Terre pure a été reformulée par Shinran en un enseignement qui l’a fait comparer à Luther, en raison de son insistance sur la foi. Souvent présenté à travers des sources de seconde main, son enseignement est ici rendu accessible à travers ses textes originaux, pour que le lecteur francophone puisse en apprécier directement la vraie saveur.

*** DÉDICACE PERPÉTUELLE ***

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*** MON AVIS ***

DES TEXTES ESSENTIELS DE ‘L’ECOLE VERITABLE DE LA TERRE PURE’ DE SHINRAN

 

 L’ouvrage ici présent, « Le Tannishô » est la suite et le complément du premier, qui expose la biographie de Shinran et détaille le Bouddhisme de la Terre Pure, puis l’école de Shinran : Jérôme DUCOR – SHINRAN, un réformateur bouddhiste dans le Japon médiéval.
 Il en est le parfait complément, car ici nous sommes confrontés directement aux sources japonaises des XII et XIIIèmes siècles, tandis que « Shinran » nous donnait le point de vue d’un universitaire actuel sur le Bouddhisme Shin et son principal acteur, Shinran. Ce fut un véritable plaisir que de lire ces deux ouvrages si complémentaires.
 De ce fait ils vont de pair ensemble et sont indispensables l’un comme l’autre.

 Justement, M. Ducor nous dit ceci : « Selon Shinran, en allant naître dans la Terre pure, le fidèle obtient le même statut d’éveillé que le Bouddha Amida mais sans se confondre avec lui.
 Quel que soit le moment où survient la réalisation de la foi véritable du nembutsu, elle imprime sa marque indélibile dans le coeur du pratiquant, qui est dès lors assuré définitivement d’aller naître dans la Terre pure et d’y accomplir le parfait éveil, lequel lui permettra de revenir librement en ce bas monde pour oeuvrer en faveur des êtres. Pratiquement, cela revient à dire que les tares de l’être ordinaire sont noyées une fois pour toutes dans la mer infinie des mérites et de la sagesse du Bouddha Amida.« 

 « Tannishô » veut dire « Notes déplorant les divergences » : il s’adressait, parmi la vaste littérature produite par Shinran, à ses disciples qui « divergeaient » déjà de son vivant. Cependant, ce fut un enseignement oral retranscrit par un fidèle anonyme.
  Donc ici, Shinran s’adresse à ses adeptes, qui connaissent bien son « Ecole Véritable de la Terre Pure », afin de les remettre sur le bon chemin : le sien !
 Dans la première partie du Tannishô, nous découvrons un maître âgé mais bienveillant et plein de compassion, qui en dix leçons, administre le remède, et explique sa doctrine.
 Puis le ton change dans la seconde partie « quand il apprend que plusieurs enseignent des doctrines divergentes« , et là, il fait preuve d’autorité, et d’arguments d’autorité. Il « réfute les divergences » : un vrai maître quoi !

 Puis Jérome Ducor nous offre quatre autres documents :
– un traité généraliste composé par son disciple Seikaku (1167-1235) : « les Notes sur la foi seule ». C’est une sorte de manuel de l’école de Shinran. Il s’accorde très bien au Tannishô, même si ici, le langage est celui… du plus haut responsable bouddhiste de son époque – un fin lettré ! C’est un traité complet du Nembutsu (« Révérence au Budha amida ! »). Indispensable.
– « Le Manifeste en une feuille » est bien ce qu’il dit être : « Simplement, pour aller naître dans Bonheur-Suprême, je n’ai rien d’autre de spécial que la pensée d’y aller naître sans aucun doute en disant « Namo Amida Butsu« . Hônen a tout dit !
– « La Courte lettre en une page » est aussi d’Hônen. Cette missive est plutôt une sorte de prêche plein de foi, d’espoir et d’encouragements pour les disciples.
– Enfin, c’est Genshin, qui inspira Hônen, qui est convoqué via son enseignement intitulé le « Sermon sur le Nembutsu ». Celui-ci fait à peine plus d’une page. Cela me fait penser à un teisho vif et direct. Genshin va droit au but.
 Ainsi le Tannishô est-il destiné à ceux qui connaissent déjà l’école de Shinran, tandis que les quatre suivants expliquent celle-ci.

 Ces cinq textes ne furent pas écrits en chinois, la langue que les lettrés japonais utilisaient, mais en japonais, afin que la population puisse en prendre connaissance. Ils vous sont donc également accessibles, ils sont intelligibles. Jérôme Ducor n’a pas eu à traduire du chinois ancien lettré mêlé de vieux japonais, comme Dôgen le fit avec son Shôbôgenzo.
 De nombreux termes japonais aux acceptions toutes japonais sont ainsi distillées dans ces textes : aussi Jérôme Ducor a-t-il accompagné le tout d’un gros glossaire pour ne pas nous perdre.

 J’espère et je souhaite vivement que d’autres textes du Bouddhisme Shin soient traduits et diffusés au public francophone !
 Merci Jérôme Ducor pour vos traductions et vulgarisations ! Encore s’il-vous-plaît !

 Je vous souhaite une excellente lecture ! Ne passez pas à côté, lisez cela !

Zuihô

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