Kathleen DOWLING SINGH – La Grâce à l’approche de la mort : un message d’espoir, de quiétude et d’éveil spirituel

(309) – Kathleen DOWLING SINGH – La Grâce à l’approche de la mort : un message d’espoir, de quiétude et d’éveil spirituel. Comment le processus de fin de vie nous transforme spirituellement
Traduction de l’américain par Danielle Bossé, dite Mathilde.

Recension du 27/10/2019

*** DONNÉES ***

Editions Accarias-L’Originel
ISBN-13 : 978-2863163214
18/06/2019 – 411 pages – 22 euros

Kathleen DOWLING SINGH - La Grâce

*** MON AVIS EST PLUS BAS ***

http://www.originel-accarias.com/Edition/dowling.html

https://www.amazon.fr/gr%C3%A2ce-lapproche-mort-qui%C3%A9tude-spirituel/dp/2863163213

*** 4ème DE COUVERTURE ***

 Kathleen Dowling Singh s’attache à faire la lumière sur l’intime relation qui existe entre mourir, la pratique de la contemplation, et l’épanouissement spirituel. Ce livre offre une vision significative des dimensions subtiles et des transformations profondes que nous traversons quand nous sommes proches de la mort.
 Quand nous regardons dans ce « miroir » que nous offre le processus de fin de vie, nous obtenons une image plus claire de nous-mêmes et de toutes les possibilités inhérentes à la conscience humaine.
 En nous révélant les niveaux de conscience qui transcendent la conscience personnelle, cet ouvrage permet de comprendre que l’approche de la mort est un processus naturel d’éveil à notre nature véritable. Il nous indique comment nous nous reconnectons à l’êtreté d’où nous sommes issus.
 Après avoir côtoyé des centaines de mourants, l’auteure observe que la fin de vie a pour effet de modifier notre perception en la faisant passer du drame à l’expérience de la grâce. Dans la dissolution qui a lieu à ce moment-là, nous dépassons le sens personnel du moi, et les illusions d’un mental ordinaire. En soi, l’opportunité de l’imminence de la mort semble posséder les potentialités d’une démarche spirituelle.
 En approfondissant notre connaissance du voyage humain dans sa globalité – de la naissance à la mort -, nous renforçons notre capacité à vivre plus pleinement, plus librement. Grâce à cette expansion de notre horizon, nous entrons dans des dimensions qui permettent à notre être de s’ouvrir à ce qui est avec moins d’artifices et plus de simplicité d’être, avec moins de frivolité et plus de joie, avec moins de souffrance et plus de gratitude.

« Un livre profond et émouvant – dont nous avons tant besoin. » Ken Wilber

 Kathleen Dowling Singh (1946-2017) a été formée en psychologie transpersonnelle et avait une connaissance approfondie de différentes traditions spirituelles. Pendant tout un temps, elle a accompagné des personnes en fin de vie. Cet ouvrage prolonge et dépasse le travail d’Elisabeth Kübler-Ross. Parallèlement, K.D. Singh a donné des conférences et des enseignements. Elle vivait à Sarasota, en Floride. Elle est l’auteure de trois autres livres.

*** DÉDICACE PERPÉTUELLE ***

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*** MON AVIS ***

UN NOUVEAU TRAITE SUR LA FIN DE VIE, MAGISTRAL & EMPLI DE SAGESSE

« La mort n’est pas un scandale ». Ram Dass

 C’est une habitude avec les fabuleuses éditions Accarias-L’Originel : ils ne publient, quasiment toujours, que d’excellents bouquins.
 En effet, voici un livre paru en 1998 aux USA chez HarperCollins, gage de qualité. Il est épais de plus de 400 pages, mais son prix est franchement abordable. Et il est admirablement bien traduit. Alors : courrez l’acheter. Ne perdez pas votre temps : Lisez-le, car c’est l’un des meilleurs sur le sujet, et on ne sait quand la Faucheuse décidera que c’est notre tour.

  Son titre et ses sous-titres complets, en français, sont : « La Grâce à l’approche de la mort : un message d’espoir, de quiétude et d’éveil spirituel. Comment le processus de fin de vie nous transforme spirituellement« , montrent la difficulté de résumer clairement cet ouvrage dense et transversal.
 Kathleen Dowling Singh (épouse de Sant Ajaib Singh, 1926-1997, yogi de la Sant Mat) dit s’inscrire dans la suite et en complémentarité des travaux mondialement connus d’EKR (Elisabeth Kübler-Ross, 1926-2004), mais aussi de Ken Wilber et Michael Washburn. Elle souhaite, et parvient à y ajouter une valeur spirituelle extraordinaire nourrie des sagesses ancestrales, mais surtout d’un travail empirique « du terrain ».
 Kathleen Dowling Singh fut spécialiste de la psychologie transpersonnelle qu’elle appliqua avec des personnes en fin de vie, à l’aube de la mort. Elle en a également accompagné des centaines vers la mort, alors qu’ils étaient en « soins palliatifs », et a voulu leur procurer une aide spirituelle et la quiétude avant de mourir. Elle fut donc employée, dans les hôpitaux, afin d’accompagner les personnes en fin de vie.

 On voit ainsi que ce thème, cette préoccupation multi-millénaire de la fin de vie, est toujours d’actualité bien que désormais, l’on a remisé la mort sur la périphérie : hôpitaux et mouroirs. La mort existe depuis que la vie a vu jour.
 L’homme aura toujours besoin de savoir à peu près ce qu’il va se passer quand il s’éteindra, et comment mourir en paix, dans le calme, la quiétude. L’auteure se concentre fortement sur les « Transformations psychospirituelles de la fin de vie », en puisant dans toutes les sagesses, les traditions et religions qui apportent leurs idées propres à ce sujet.
Les Expériences de Mort Imminente offrent également un apport non négligeable. La mort est cette « ultime étape de notre évolution », cette « dernière étape de la croissance » selon EKR. Et nous ne tombons pas dans le New-Age, mais en plein dans cet élan spirituel basé sur les traditions authentiques de l’Orient.
 Les premières lignes de l’Avant-propos de Kathleen Dowling Singh résume fort bien son travail : « Je me suis attachée à faire la lumière sur l’intime relation qui existe entre mourir, la pratique de la contemplation, et l’épanouissement spirituel« .
 On notera que cet ouvrage est le fruit d’un réel et entier effort de longue haleine de la part de Kathleen Dowling Singh : c’est son compendium et un guide en même temps. Son travail et ses écrits sont très appréciés chez les étasuniens.

 Comment résumer un tel pavé ? Impossible.
 Néanmoins, c’est un superbe livre : toute la meilleure sagesse du monde s’y trouve. Celle-ci est décortiquée afin de répondre aux questions posées tant par l’auteure que par ses lecteurs, qui préparent leur mort (car elle le déconseille à ceux déjà sur le sentier de la mort, car il faut alors les accompagner). C’est un livre pour les vivants, qui mourront tous inévitablement. On se doit en effet de préparer sa mort; ne pas le faire est une erreur vitale… et mortelle !
« Cependant, ce que j’ai pu observer auprès de ces mourants, et dont j’ai pu faire l’expérience, ne peut pas être qualifié d’ordinaire. C’est profond, transcendant et extraordinaire. De façon générale, les gens meurent solennellement, dans la paix, dans un état de conscience élargie, rayonnant d’une énergie qui ne peut être décrite qui ne peut être décrite que comme spirituelle. La mort s’annonce par l’intermédiaire d’un silence d’une plénitude qu’on approche à aucun autre moment de notre existence. La mort est tellement absolue que toute personne qui la rencontre est transformée. Elle provoque des sentiments extrêmements forts : terreur, tristesse, rage, fascination, reconnaissance intime et intuitive d’une libération« .
 Plus loin, elle ajoute : « Une plus grande compréhension du processus de fin de vie, dans ses dimensions aussi bien physiques que psychospirituelles, nous permet également de mieux guider nos proches, ainsi que nous-même, à travers ce moment difficile et profond. Observer la conscience d’un mourant devenant une avec la pure lumière consciente, avec l’être, y participer intimement, c’est quelque chose d’exceptionnel, d’indicible, d’inoubliable. Le sens séparé du moi comme transfiguré par l’énergie, nous vivons alors une immersion dans la compassion et la sagesse« . Comme c’est beau, et poétique. Comme on dit, Kathleen Dowling Singh « avait tout compris ». Elle fut un humain ordinaire habité d’un être spirituel extraordinaire…

 Waouh ! dirais-je. Quel livre ! Immensément profond, sage et génial, que j’ai évidemment adoré. Un vrai ‘Coup de coeur’ !
 Je vous le recommande plus fortement. Il vous transformera, vous éclairera, vous informera, vous réconfortera. C’est déjà un classique !
 Il est dommage qu’il ait fallu attendre 20 ans pour qu’il soit lisible en français. Vivement que les deux autres livres de Kathleen Dowling Singh soient traduits !

 Bonne et excellente lecture !

Zuihô

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PS : Son épitaphehttps://ronrolheiser.com/kathleen-dowling-singh-rip/#.XbVeDuhKiM8 :

No community should botch its deaths. That’s a wise statement from Mircea Eliade and apropos in the face of the death two weeks ago of Kathleen Dowling Singh. Kathleen was a hospice worker, a psychotherapist, and a very deep and influential spiritual writer.
She is known and deeply respected among those who write and teach in the area of spirituality on the strength of three major books: The Grace in Living; The Grace in Aging, and The Grace in Dying. Interestingly, she worked backwards in writing this trilogy, beginning with dying, moving on to aging, and finally offering a reflection on living. And she did this because her grounding insights were taken from her experience as a hospice worker, attending to terminally ill patients. From what she learned from being with and observing the dying taught her a lot about what it means to age and, ultimately, what it means of live. Her books try to highlight the deep grace that’s inherent in each of these stages in our lives: living, aging, dying.
I want to highlight here particularly the insights from her initial book, The Grace in Dying. Outside of scripture and some classical mystics, I have not found as deep a spiritual understanding of what God and nature intend in the process we go through in dying, particularly as is seen in someone who dies from old age or a terminal illness.
Singh encapsulates her thesis in one poignant line: The process of death is exquisitely calibrated to bring us into the realm of spirit. There’s a wisdom in the death process. Here’s how it works:
During our whole lives our self-consciousness radically limits our awareness, effectively closing off from our awareness much of the realm of spirit. But that’s not how we were born. As a baby, we are wonderfully open and aware, except, lacking self-consciousness, an ego, we aren’t aware of what we are aware. A baby is luminous, but a baby can’t think. In order to think it needs to form an ego, become self-aware, and, according to Singh, the formation of that ego, the condition for self-awareness, is predicated on each of us making four massive mental contractions, each of which closes off some of our awareness of the world of spirit.
We form our egos this way: First, early on in a baby’s life, it makes a distinction between what is self and what is other. That’s the first major contraction. Soon afterwards, the baby makes a distinction between living and non-living; a puppy is alive, a stone is not. Sometime after that, a baby makes a distinction between mind and body; a body is solid and physical in a way that the mind is not. Finally, early on too in our lives, we make a distinction between what we can face inside of ourselves and what’s too frightening to face. We separate our own luminosity and complexity from our conscious awareness, forming what’s often called our shadow. Each of these movements effectively shuts off whole realms of reality from our awareness. By doing that, Singh says, we create own fear of death.
Now, and this is Singh’s pregnant insight, the process of aging and dying effectively breaks down these contractions, breaking them down in reverse order of how we formed them, and, with each breakdown, we are more aware again of a wider realm of reality, particularly the realm of spirit. And this culminates in the last moments or seconds before our death in the experience of ecstasy, observable in many terminal patients as they die. As the last contraction that formed our ego is broken, spirit breaks through and we break into ecstasy. As a hospice worker, Singh claims to have seen this many times in her patients.
Elizabeth Kubler Ross, in what has now virtually become the canon on how we understand the stages of dying, suggested that someone diagnosed with a terminal disease will go through five stages before his or her death: Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance. Singh would agree with that, except that she would add three more stages: A fall into darkness that verges on despair; a resignation that dwarfs our initial acceptance, and an in-breaking of ecstasy. She points out that Jesus went through those exact stages on the cross: a cry of abandonment that sounds like despair, the handing over of his spirit, and the ecstasy that was given him in his death
Singh’s insight is a very consoling one. The process of dying will do for us what a deep life of prayer and selflessness was meant to do for us, namely, break our selfishness and open us to the realm of spirit. God will get us, one way or the other.
We’ve lost a great woman and a great spiritual writer. Her children, writing on Facebook after her death, said simply that their mother would want us all to know that “she was an ordinary person dying an ordinary death.” But the spiritual legacy she left us is far from ordinary.

Mots-clés :
Kathleen Dowling Singh, Editions Accarias-L’Originel, Ouvrage de référence, Coup de coeur, Sant Ajaib Singh, Sagesses orientales, Elisabeth Kübler-Ross, Guide spirituel d’accompagnement vers la mort, EMI & NDE, Expérience de Mort Imminente, Expérience de l’approche de la mort, Transcendance, Ken Wilber, Michael Washburn, Transformations psychospirituelles de la fin de vie, Chemin de vie, Aube de la mort, Grâce, Rencontre de la Mort, Mort libératrice, Mort, Mort absolue & définitive, Mourir, Conscience élargie, Energie spirituelle, Mystère de la Mort, Accompagnement spirituel vers la mort, Pratiques contemplatives, Contemplation, Épanouissement spirituel, Fin de vie, Espoir, Quiétude, Acceptation de la mort, Eveil Spirituel, Psychologie transpersonnelle, Soins palliatifs

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