CHANG Chen-chi – Pratique du Zen

(314) CHANG Chen-chi – Pratique du Zen
Traduction de l’américain par Nelly Weinstein
Recension du 29/10/2019

*** MON AVIS EST PLUS BAS ***

*** DONNÉES ***

Éditions : Buchet/Chastel Corrêa
ISBN : 978-2654516540
Pages : 223
Sortie le : 10/1960
Prix : 9,90 NF+TL

(314) Chang CHEN-CHI - Pratique du Zen

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*** LIENS ***

lien 1 – Auteur : http://www.headless.org/Biographies/chang-chen-chi.htm
lien 2 – Editeur :
lien 3 – Amazon : https://www.amazon.fr/Pratique-du-Zen-CHEN-CHI-CHANG/dp/B002L2NVZG/
lien 4 – Babelio : https://www.babelio.com/livres/Chen-Chi-Pratique-du-Zen/1108116

*** 4ème DE COUVERTURE ***

Chang Chen-Chi, après avoir fait son initiation dans les monastères chinois, passa 8 ans au monastère de Kong Ka au Tibet. Il est considéré comme une des plus grandes autorités en ce qui concerne le bouddhisme. Son livre, qui contient le compte-rendu vivant des maîtres du Zen ainsi que leur biographie et d’importants « Koans » ou histoires zen, fait l’historique du Zen et donne un aperçu de sa pratique actuelle. Il s’adresse aussi bien à ceux qui ne connaissent pas le Zen qu’à ceux qui l’ont étudié.

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* MON AVIS *
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UN VIEUX CLASSIQUE DU BOUDDHISME CH’AN/ZEN QUI MÉRITE D’ÊTRE LU

Voici certainement l’un des premiers manuels du Zen publiés en France. D’ailleurs, il est traduit depuis l’américain, car les USA, à commencer par Hawaï, sont les pionniers occidentaux en matière de Zen et de bouddhisme tibétain (et l’Europe l’est pour le Theravada). Du coup, on traduisait ce que l’on trouvait de bien et de bon uniquement. Néanmoins, il faut ajouter que cette traduction en français n’est pas des plus heureuses… Mais cela lui confère un « charme désuet ».

Imprimé en octobre 1960, ce livre écrit par un « réfugié chinois »… a désormais 60 ans !
Mon exemplaire est en mauvais état malheureusement, mais reste lisible. L’auteur, Chen-Chi Chang, a vécu de 1920 à 1988. N’oublions pas qu’il se présente comme un grand pratiquant qui a longtemps médité dans les monastères chinois et tibétains…

J’aime bien avoir dans ma bibliothèque de « vieux livres », afin de pouvoir constater si à l’époque, les auteurs racontaient du lard ou du cochon, et s’ils sont éloignés de notre compréhension actuelle. Et puis, ça fait un livre de sauvé : je dois être le seul sur internet à parler de ce livre par exemple.

Donc, dans les années 1950-60, il fallait publier « des références ». Car la « Pratique du Zen » de Chen-Chi Chang est publiée dans une collection à l’époque dirigée par l’érudite et savante Marie-Madeleine Davy, signe de prestige et de sérieux. Voici ce que celle-ci en dit dans son Introduction :
« Dans ce nouvel ouvrage sur le bouddhisme Zen, l’auteur sélectionne les éléments de base de cette philosophie, pour mieux les présenter au lecteur profane. il décrit sous toutes ses formes l’expérience Zen, but suprême de l’enseignement, et les différents moyens de l’atteindre, en l’illustrant de contes naïfs et mystiques, et en retraçant la biographie des grands patriarches dont il cite les conseils.
Le lecteur devra oublier pour la circonstance son idéologie occidentale. Il suivra ainsi plus aisément les méandres de cette philosophie de la non-existence, qui a pour but suprême « l’Illumination », cet état de béatitude « inconsciemment-consciente » vers lequel tendent tous les adeptes de Zen ». Il y en aurait des choses à souligner dans ces phrases de Mme Davy !

Mais que dit Chen-Chi Chang dans son Avant-Propos ?
« Le but initial de tout étudiant, doit être d’apprendre à connaître et à réaliser l’expérience Zen. N’étant pas d’essence philosophique, Zen est avant tout le résultat d’une expérience directe, à laquelle l’étudiant doit se livrer corps et âme. Pour réaliser cette suprême expérience appelée connaissance « Wu », il doit avoir recours à un maître accompli, ou lutter seul contre les difficultés de l’étude et des exercices pratiques. »
Notre auteur chinois a « traduit et exposé les discours de Hsu Yun, Tsung Kao, Han Shan et Po Shan, les quatre maîtres chinois les plus célèbres ».
En effet, la première partie de l’ouvrage est notamment consacrée aux koans, à la documentation et aux biographies, à l’histoire du Chan/Zen. Notons qu’ici le Zen travaille encore avec les koans, tel que le pratiquait Dôgen.
La seconde partie donne « un aperçu des aspects essentiels du bouddhisme Zen ».
Le troisième chapitre est déterminant selon l’auteur : il se concentre sur « les quatre problèmes du bouddhisme Zen », tels qu’il les présenta dans une conférence de 1957 pour l’université d’Hawaï.
Enfin, le quatrième point, « Bouddha et la méditation » est la reprise d’une conférence de 1954, et « expose l’enseignement de base du bouddhisme, et donne quelques principes essentiels de la pratique de la méditation bouddhiste, encore partiellement ignorés en Occident ».

Fort bien, on ne trouve pas que des bêtises dans cet ouvrage, qui reste valable sur bien des notions. Elles ont évidemment servies aux jeunes français pratiquants du Zen. Les livres d’aujourd’hui sur le bouddhisme zen confirment nombre de choses exposées dans cette « Pratique du zen ». Par exemple, il faut reconnaître que Chen-Chi Chang voyait juste; il est éclairant de lire ceci :
« On peut aussi interpréter la réponse « les cheveux poussent sur les dents de la planche » par l’intention du maître de détourner le disciple du cycle de ses pensées habituelles, et de le transporter directement au-delà du mental, par des propos apparemment illogiques et déplacés. Ceux-ci peuvent faire croire que le maître se refuse à répondre à la question en exprimant simplement ce qu’il voit au moment même où elle lui est posée. Cette sensation terre-à-terre dans sa forme première, vraie et naturelle, cache tout le secret de Zen. Simple et merveilleuse, cette sensation – parfois décrite comme le ‘tang hsia i nien’ ou la pensée instantanée – est la clef de Zen. Par son caractère naturel et instantané, elle ne prête à aucune équivoque. Seul, celui qui découvre cet esprit « primesautier », sera libéré de tous liens et souffrances. Ne s’écartant jamais de cette « instantanéité » éternelle, le maître Zen voit dans tout ce qui l’entoure l’expression du grand Tao – depuis le cyprès jusqu’au bâton de bouse séchée. Il ne fait donc aucun effort pour donner une réponse pertinente, mais exprime seulement ce qu’il voit et ressent sur le moment ».

La « Pratique du Zen », même s’il contient des perles, est désormais un livre « daté » et nécessiterait d’être revu, et surtout, traduit correctement, pour être de nouveau réédité.

Finissons sur ces dernièrres phrases : « En Chine, Ch’an ou le bouddhisme Zen est aussi désigné sous l’appelation Hsin Tsung, la doctrine de l’esprit, ou « l’enseignement de l’esprit », terme qui résume le mieux les buts de Zen et les voies qu’il emprunte jusqu’à l’initiation du disciple. « Illumination » n’est seulement qu’un autre nom pour le plein épanouissement de l’intelligence. Nulle Illumination n’existe en dehors du vaste et profond domaine de l’esprit. Le Seul but de Zen est donc de nous aider à comprendre, à réaliser et à perfectionner l’esprit, principal objectif et la clé de l’enseignement Zen ».

Si vous le trouvez, achetez-le !
Bonne et très agréable lecture !

Zuihô

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