Kôdô Sawaki – À toi

(328) Kôdô Sawaki – À toi
Traduction du japonais en anglais par Jens Olaf Christian ‘Muho’ Nölke & Jesse ‘Reiho’ Haash.
Traduction de l’anglais en français par Luc Boussard.

Recension du 16/11/2019.
Dernière révision le XXX.

>>> AVERTISSEMENTS <<<

*** MON AVIS EST PLUS BAS ***
*** L’Avis publié sur Livresbouddhistes.com est toujours
la version de référence ***
*** Les Mots-clés en toute fin rassemblent toutes les notions du livre…
…sans qu’elles soient forcément toutes développées dans cette recension ***

*** DONNÉES ***

Éditions : loriginel.com – Éditions Charles Antoni/L’Originel
ISBN : 979-1091413800
Pages : 112
Sortie le : 13/11/2019
Prix : 14

(328) Kôdô Sawaki - A toi

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*** LIENS ***

lien 1 – Auteur : https://fr.wikipedia.org/wiki/K%C5%8Dd%C5%8D_Sawaki
lien 2 – Editeur : https://loriginel.com/produit/kodo-sawaki-%E2%80%A2-a-toi/
lien 3 – Amazon : https://www.amazon.fr/%C3%80-toi-K%C3%B4d%C3%B4-Sawaki/dp/B07XN1JHQB/
lien 4 – Babelio : https://www.babelio.com/livres/Sawaki–toi/1186938

*** 4ème DE COUVERTURE ***

Kodo Sawaki (1880-1965), surnommé Kodo sans demeure, était un moine zen qui a parcouru le Japon à pied tout au long de sa vie. Il était renommé pour ses conférences magistrales, drôles et désinvoltes.
Son audience se composait aussi bien de moines, de nonnes que de geishas, de paysans, de ministres, d’artistes et de savants.
Ces rendez-vous hors du commun se déroulaient dans des cadres tels que l’université Komazawa à Tokyo, ou dans des lieux improvisés à la campagne, dans des prisons, des temples…

“Kodo Sawaki fait partie des six personnes au Japon qui ont vraiment compris le zen.”
Shunryu Suzuki – Esprit zen, esprit neuf

“Ce livre rassemble une sélection des meilleurs enseignements de Sawaki.”
Brad Warner, auteur de Hardcore Zen

“À toi, c’est le plus directement et le plus simplement du monde, le maître japonais Sawaki Kodo, s’adresse ici à chacun d’entre nous.”
Pierre Taïgu Turlur, auteur d’Apprivoiser l’Eveil.

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* MON AVIS *
***************

UN TRÈS BON LIVRE DE KÔDÔ SAWAKI À METTRE DANS TOUTES LES POCHES !

 

34 petits chapitres constitués de paroles, de citations, de formules, de sentences et d’aphorismes parfois truculents de Kôdô Sawaki sont ici rassemblées, dans ce petit livre qu’est « À toi », afin de lancer la reprise en mains par Jonas Endres de la maison d’édition Charles Antoni-L’Originel.
L’éditeur renaissant a choisi de revivre avec force – et il a très bien fait – en publiant un ensemble d’inédits de Kôdô Sawaki, qui est adulé pour ne pas dire idolâtré en France.

« À toi » est composé par le disciple de Kôdô Sawaki, Kosho Ushiyama Roshi, et mis en forme par son disciple Kushiya Shusoku Roshi. Le livre original est japonais, puis il fut traduit en anglais, puis finalement en français par Luc Boussard.
Et cet opuscule ne rassemble que des grands noms : Kôdô Sawaki évidemment; Kosho Uchiyama son disciple qui signe une biographie en fin d’ouvrage; mais aussi Philippe ‘Rei Ryu’ Coupey qui rédige une Introduction; le roshi ‘Muho’ Nölke, un allemand qui dirige désormais l’illustre temple d’Antaiji, et ‘Reiho’ Haash : tous deux ont traduit en anglais ce livre; enfin, Luc Boussard, autre figure française du Zen Sôtô, qui a traduit en français « À toi ».
Quelques illustrations – plus ou moins heureuses – et des photos agrémentent le recueil.

De plus, L’Originel nous informe :

« Rares sont les maîtres spirituels qui formulent un enseignement pertinent pour la société moderne et pour les pratiquants de leur propre tradition spirituelle. Kodo Sawaki est un visionnaire dérangeant. Avec courage, humour et une grande profondeur il énonce des formules simples et percutantes.
Aujourd’hui Kodo Sawaki est connu en Europe grâce à l’enseignement de son disciple Taisen Deshimaru.
Ce recueil de ses enseignements fut originellement élaboré au Japon sous la direction de Koshu Uchiyama, un des héritiers directs de Kodo Sawaki.
À travers 34 chapitres, « À toi » s’adresse aux hommes et femmes de la société moderne. Personne n’y échappe.
Kodo ‘sans demeure’ retrace les pièges de l’ego en quelques mots tranchants, pleins d’humour. « À toi » est un livre qui vient foudroyer les hommes et les femmes extraordinaires qui sont en fait tout ce qu’il y a de plus ordinaires. »

Dans le fond, « À toi » est sympa : il s’agit de 34 chapitres commençant par « À toi qui… » suivi d’une phrase qui souhaite lever des a-priori : ainsi, par exemple, le premier se nomme « À toi qui ne peux t’empêcher de te soucier de la façon dont les autres te voient »; le n°8 : « À toi qui sanglotes parce que quelqu’un t’a marché sur les pieds »; le n°14 : « À toi qui fais tout ce que tu peux pour obtenir le satori »; le n°19 : « À toi » dont la vie professionnelle est un fiasco »; le n°21 : « À toi » qui veux toujours plus d’argent, plus d’amour, une bonne situation et la célébrité »; le n°28 : « À toi » qui penses que le bouddhisme est la plus grande idée de tous les temps ». Etc.

Voici quelques-unes des « réponses » de Kôdô Sawaki, rassemblées par thème donc, et qui sont de toutes tailles :

« La religion, c’est vivre ta propre vie, toujours fraîche et neuve, sans te laisser abuser par personne. »

« Zazen veut dire prendre congé de l’imbécillité de groupe. »

« La question n’est pas de savoir qui a raison. Il se trouve simplement que chacun voit midi à sa porte. Arrête de vouloir être quelque chose de spécial, sois simplement ce que tu es. Arrête de tirer à vue et contente-toi de t’asseoir !
Tout commence quand nous disons « je ». Tout ce qui suit est illusion.
Tout le monde s’imagine que son ego est quelque chose d’immuable, une sorte de point fixe autour duquel tout tourne. Il y avait jadis un homme qui disait : ‘Regardez, tout le monde meurt sauf moi !’. Maintenant, il y a belle lurette qu’il est mort. »

« Tout le monde croit que sa vie a un sens, mais les hommes ne sont pas différents des hirondelles : les mâles collectent la nourriture et les femelles couvent les œufs. »

« Si tu n’y prends garde, tu vas passer ta vie entière à ne rien faire d’autre qu’attendre le jour où tes espoirs de personne ordinaire seront enfin réalisés. »

« Il y avait jadis 500 singes au service de 500 saints bouddhistes. Un jour les singes décidèrent d’imiter tout ce que faisaient les saints, et ils firent donc zazen en copiant les saints avec leurs yeux, leur nez, leur bouche et leur corps tout entier. C’est ainsi, est-il dit, que mille saints pratiquèrent zazen et réalisèrent le satori. C’est pour cette raison que je veux préserver, quand bien même ce ne serait qu’à travers l’imitation, la graine de zazen.
Quand tu pratiques zazen, il faut que ce soit ici et maintenant, et que ça te concerne. Ne laisse pas le zen devenir une rumeur qui n’a rien à voir avec toi. »

On remarque que Kôdô Sawaki parle au présent, directement, sans superflu, à ses auditeurs devenus aujourd’hui lecteurs, et qu’il s’intéresse tant à la vie spirituelle et au zazen, qu’à leurs problèmes quotidiens qui les tracassent, qu’ils les aient créé ou non.
Vivant sans demeure, vagabond du zen et maître du Zazen (lire son magnifique livre : Kôdô SAWAKI – Le Chant de l’Eveil : le Shôdôka commenté par un maître zen), Kôdô Sawaki était libre comme l’air et vivait de temps en temps, couvert d’étoiles. Il avait un public sans cesse changeant, et dispensait des enseignements sans s’imposer une quelconque contrainte.

Autre remarque : à la lecture, je ne suis pas sûr que ce soit une traduction fidèle, mais plutôt une version adaptée pour un certain public français du Zen Sôtô. Mais la traduction est de bonne qualité. Et l’on retrouve l’esprit typique de Kôdô Sawaki, ce qui est l’essentiel. Le livre vaut donc l’achat ! Et ce qui est également excellent, c’est que c’est une traduction : cela rafraîchit, on en manque cruellement en France. Cette initiative est fort bien venue et doit se perpétuer, afin d’éviter ce rabâchage dans lequel est enfermé depuis 20 ans le bouddhisme français.

Les paroles de Kôdô Sawaki, traduites en français, ne sont pas légion à ce que je sache. On peut donc applaudir et remercier les éditions de L’Originel pour cette publication de « À toi ». C’est un coup de coeur pour moi.

Bonne et très agréable lecture !

ZUIHÔ

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– Quelques mots sur Kôdô Sawaki (source : Amazon) :

Kodo Sawaki (1880-1965) est aujourd’hui considéré comme l’un des grands réformateurs du zen japonais du XXème siècle. Il est connu pour avoir réintroduit zazen (la méditation zen) ainsi que la couture à la main des vêtements de moines et de nonnes. Plutôt que de rester dans un temple et de suivre le modèle clérical de l’institution zen japonaise, il a traversé le pays à pied pour être au contact des gens. En Occident, presque toutes les grandes lignées zen sont empreintes de son enseignement et le perpétuent. Parmi ses disciples les plus célèbres figurent Taisen Deshimaru, qui a apporté le zen en Europe, Gudo Nishijima, connu pour ses traductions des œuvres majeures du zen, et Kosho Uchyiama qui, après la mort de Kodo, a enseigné le zen aux occidentaux au Japon. Sawaki est né dans une famille de sept enfants, aisée et heureuse, près de Ise Shrine, le 16 juin 1880. Quand il eut cinq ans, sa mère mourut et, à l’âge de huit ans, il perdit son père. Il fut adopté par un ami de son oncle décédé lui aussi entre-temps, Sawaki Bunchiki. Joueur professionnel, ce dernier était un homme faible et paresseux ne croyant qu’ au tabac et au sexe , et qui avait eu onze femmes. A treize ans, Kodo dut travailler pour se nourrir, il devint guetteur à la solde de joueurs. Ayant assisté à la mort d’un vieil homme dans une maison close, il prit brutalement conscience qu’il ne souhaitait pas finir sa vie de manière aussi déshonorante. Cet incident le plaça sur la voie du bouddhisme. En 1896, il partit pour Eihei-ji. – un des temples principaux du zen. Arrivé là-bas, plutôt que de devenir moine, il dut se contenter d’une place de serviteur. C’est dans ces conditions qu’il apprit à pratiquer zazen. En 1897, Sawada Koho Oshô, lui donna l’ordination de moine. Plus tard, il rencontra un autre maître en la personne de Fueoka Sunum Oshô. Celui-ci lui apprit la manière juste: ne pas rechercher l’éveil ou autre chose, simplement s’asseoir en zazen. En 1904, pendant la guerre russo-japonaise, on l’envoya sur le front chinois où il fut gravement blessé. Il revint alors au Japon pour être soigné et il y resta en convalescence. Quelques mois plus tard, il fut de nouveau renvoyé en Chine jusqu’à la fin de la guerre. En 1908, à vingt-neuf ans, il fit des études de philosophie bouddhique à l’école du Horyu-ji à Nara. En 1912, il devint le premier assistant du dojo de Yôsen-ji. S’en suivit une période de solitude tournée vers la pratique de zazen, dans un petit temple abandonné de la province de Nara. En 1923, il commença à voyager au Japon pour y donner des conférences et diriger des sesshin (retraites zen). En 1935, il devint professeur à l’université Komazawa à Tokyo. C’est après la guerre qu’il devint particulièrement célèbre au Japon en organisant des sesshin en divers lieux. Il enseignait tant aux laïcs qu’aux moines, donnait des conférences tant dans les universités que dans les prisons et participa à la fondation de nombreux dojos. On le surnommait Kodo sans demeure car il refusait de s’installer dans un temple et il voyageait toujours seul. Il apporta alors un souffle nouveau au zen moribond en réintroduisant la pratique universelle de zazen. En 1963, à quatre-vingt-six ans, il tomba gravement malade et se retira au temple d’Antai-ji. Il mourut le 21 décembre 1965.

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